Rubik’s Cube: Une intelligence artificielle parvient à résoudre le casse-tête en 1,2 seconde

IMBATTABLE L’algorithme a besoin de 20 mouvements en moyenne là où les humains les plus rapides effectuent environ 50 rotations

20 Minutes avec agence

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Le Rubik's cube est l'un des plus célèbres casse-têtes du monde.
Le Rubik's cube est l'un des plus célèbres casse-têtes du monde. — Mikael Buck / Rex Features

Une intelligence artificielle (AI) créée par les chercheurs de l’université d’Irvine (Etats-Unis), est parvenue à résoudre un Rubik’s Cube en 1,2 seconde. Baptisé DeepCubeA, l’algorithme n’a eu besoin que de deux jours d’entraînement – ou d’apprentissage – pour réaliser cette performance, explique un communiqué de l’établissement d’enseignement supérieur.

A titre de comparaison, l’humain qui détient le record du monde est venu à bout du casse-tête en 3,47 secondes. Il faut en général autour de 50 rotations d’une face du cube aux grands spécialistes pour relever avec succès le défi. DeepCubeA n’en a besoin que de 20 en moyenne.

L’intelligence artificielle « raisonne » différemment

Et ce n’est pas la seule chose qui sépare la machine de l’Homme. « On peut voir que la stratégie est différente. Ce que j’en déduis, c’est que la façon de raisonner de l’AI est complètement différente de celle d’un humain », analyse Pierre Baldi, auteur principal d’une étude publiée ce lundi dans Nature Machine Intelligence. Afin de l’aider à développer cette façon de réfléchir, les chercheurs ont soumis à l’AI des configurations aux carrés de plus en plus mélangés. Puis l’algorithme a été chargé de résoudre 10 milliards de simulations de Rubik’s Cube en 30 rotations ou moins. Le programme a atteint son but à chaque fois et a utilisé l’enchaînement le plus rapide dans 60 % des cas.

Forts de leur succès, les scientifiques ont maintenant un objectif encore plus ambitieux : mettre au point une nouvelle génération d’intelligence artificielle avec des algorithmes qui seraient « plus avancés, plus intelligents, plus fiables et capables de raisonner, de comprendre et de planifier », explique Pierre Baldi.