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INTERNETTout savoir sur l’extension des noms de domaine

Tout savoir sur l’extension des noms de domaine

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Bientôt, les sites Web pourront s’appeler benjietcaro.amour ou coca.pepsi...
Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a assuré mercredi devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale que les internautes ne seraient plus passibles de peines de prison en cas de téléchargement illégal, a-t-on appris de source parlementaire.
Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, a assuré mercredi devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale que les internautes ne seraient plus passibles de peines de prison en cas de téléchargement illégal, a-t-on appris de source parlementaire. - Valéry Hache AFP/Archives
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Vous voulez créer un site dont l’adresse sera benjietcaro.amour? Jusqu’à présent, c’était impossible - il n’y avait que des .fr, .net, .org, .com, etc. - mais ça le sera dès le début de l’année 2009. L'Icann, l'organisme américain chargé de gérer les noms de domaines sur le Net, veut permettre aux internautes de créer l'extension de leur choix (ce qu’il y a après le point). Qu’est-ce que ça change? 20minutes.fr décrypte l’annonce.

Pourquoi libéraliser les noms de domaine?

Parce qu’il y aura bientôt embouteillage, justifie Eric Besson, secrétaire d’Etat au numérique, qui fait les comptes: «Plus d’un milliard de personnes sont connectées. Ce nombre aura doublé d’ici cinq ans. Cette croissance ne sera possible et profitable à tous que si le nombre d’adresses disponibles est largement accru.»


Qui en tire profit?

L’Icann, organisation composée d’un personnel international, qui obtient une part financière sur chaque nom de domaine vendu. «Cette activité représente 95% de son chiffre d’affaires», précise «Les Echos» - environ 31,6 millions pour cette année. Un chiffre qui devrait être multiplié par deux l’année prochaine, lorsque les internautes pourront enregistrer le nom de domaine de leur choix.

Cela va-t-il être le Far West une fois les noms de domaines ouverts?

Certains le craignent, présumant que les internautes trouveront sans doute amusant de reprendre le nom des marques déjà existantes et de les décliner en, par exemple, 20minutes.douchecomprise ou coca.pepsi. Sauf que l’Icann a prévu quatre critères à respecter: les noms choisis ne devront pas violer le droit des marques, ils ne pourront pas être trop proches de termes qui existent déjà, ni usurper l'identité d'une communauté ou encore conduire «à des problèmes d'ordre public ou moral».


Quelle procédure lorsque deux internautes ou sociétés veulent le même nom de domaine?

C’est là que ça se complique. L’Icann prévoit trois mois de délai pendant lequel les deux parties pourront régler leurs affaires à l’amiable. Sans accord, une mise aux enchères sera organisée et supervisée par l’Ircann. De quoi faire décoller les prix. Une pratique qui servira la cause des plus offrants.

Qui va régler les conflits?

«C’est encore confidentiel», reconnaît Paul Twomey, le président de l’Icann. Seule certitude, ce sera un organisme mondial.


A votre tour d'inventer des noms de domaine et de les lister ci-dessous...