Sur Twitter, le hashtag #Infirmièresoubliées donne la parole aux infirmiers

SOIGNANTS Infirmiers et infirmières sont des milliers à manifester partout en France ce mardi à l’appel de plusieurs organisations syndicales...

L.Br.

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Deux infirmières dans les couloirs d'un hôpital (image d'illustration).
Deux infirmières dans les couloirs d'un hôpital (image d'illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Partout en France, les infirmiers et infirmières sont en grève ce mardi. Sur Twitter, ces soignants donnent de l’écho à leur mouvement social sous le hashtag #InfirmièresOubliées. Une formule qui colle avec leur impression d’être les grandes oubliées du plan santé d'Agnès Buzyn.

Infirmiers et infirmières sont des milliers à manifester partout en France à l’appel de plusieurs organisations syndicales. Qu’ils soient libéraux ou salariés, les infirmiers partagent une « souffrance » et une « perte de sens dans tous les secteurs », à en croire Nathalie Depoire (CNI, hospitaliers). Selon elle, « les cas d’épuisements professionnels se multiplient » à l’hôpital. Un sentiment largement partagé par certains messages sur Twitter.

Le point d’achoppement des « assistants médicaux »

Les infirmiers dénoncent un travail qui se dégrade d’année en année, problème auquel le plan santé du gouvernement n'a pas apporté de solution. Selon Daniel Guillerm, vice-président de la FNI, ce plan est  un catalogue de mesures «décidées autour des seuls médecins». En particulier, la création de 4.000 postes d'« assistants médicaux », à mi-chemin entre la secrétaire et l’aide-soignante, « a mis le feu aux poudres », a rappelé son homologue du Sniil (libéraux), John Pinte.

Pourquoi créer un nouveau métier au lieu de s’appuyer sur les quelque 660.000 infirmières existantes ? Pourquoi « payer des secrétaires aux médecins sur le dos de l’assurance maladie », pour un total de 200 millions d’euros par an, au lieu de créer des postes en maison de retraite ou d’augmenter actes et salaires des infirmières, a demandé Daniel Guillerm.

La mobilisation des infirmières libérales pourrait être particulièrement forte ce mardi, alors que leurs négociations avec l'Assurance maladie doivent reprendre le 4 décembre. Les syndicats avaient claqué la porte au début de l’été estimant que les propositions n’allaient pas assez loin notamment sur la création de nouveaux actes pour suivre les patients à domicile.