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La police nationale lance R@dio Police, un «Facebook» interne

La police nationale lance R@dio Police, un «Facebook» interne

SECURITECe nouveau réseau social a été entièrement développé en interne et bénéficie des garanties de sécurité informatique du ministère de l’Intérieur…
Hakima Bounemoura

H. B. avec AFP

Il est accessible depuis les ordinateurs personnels, les tablettes professionnelles ou encore les smartphones des agents. Les quelque 150.000 fonctionnaires de la police nationale disposent depuis mercredi d’un nouvel outil de travail, un réseau social interne baptisé r@dio police.

Ce nouveau réseau social, entièrement développé en interne et bénéficiant des garanties de sécurité informatique du ministère de l’Intérieur, se veut être un espace de « libre expression » sécurisé destiné « à libérer la parole professionnelle » et favoriser la communication entre agents.

« Nous souhaitons favoriser l’horizontalité »

Reprise d’une antique expression policière qui décrit les potins et les rumeurs internes, r@dio police vise à « répondre à une question simple : comment faire en sorte que tous les agents de la maison police puissent se parler entre eux ? », souligne le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan.

Ce réseau social interne comporte une partie forum qui se décline entre un « espace d’expression libre » et des sous-forums plus thématiques (métiers, RH, formation, équipement, action sociale, etc.) où pourront être échangés des exemples de bonnes pratiques. « Nous souhaitons favoriser l’horizontalité. On veut bâtir des ponts là où il y a parfois des cloisons », a déclaré Jérôme Bonet, chef du service d’information et de communication de la police nationale (SICoP).

Des groupes de discussions

L’autre partie, purement réseau social, rappelle Facebook. Des groupes de discussions pourront y être créés selon les affinités, et chaque agent pourra créer un profil grâce à son mail et son numéro d’identifiant professionnels.

Un modérateur sera chargé de veiller à ce qu’il ne soit pas pollué par des « trolls » (messages provocateurs et offensants) comme cela est parfois le cas sur d’autres réseaux sociaux, et il sera possible de signaler des contenus et propos jugés inappropriés. « S’il y a quelques brebis égarées, on les sortira du système », assure-t-on du côté de la DGPN, en se déclarant « confiant sur l’état d’esprit des policiers » et la réussite de cet « outil de liberté responsable ».