Plagiat de l'iPhone: Apple et Samsung enterrent la hache de guerre après sept ans de bataille

HIGH-TECH Le mois dernier, un juge avait condamné Samsung à verser plus de 530 millions de dollars à Apple pour avoir copié des détails de l’iPhone...

M.C. avec AFP

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Un iPhone du géant américain Apple (g) et un modèle Galaxy de son concurrent coréen Samsung, en 2011
Un iPhone du géant américain Apple (g) et un modèle Galaxy de son concurrent coréen Samsung, en 2011 — Damien Meyer AFP

« Les sumos sont fatigués de combattre », résume un avocat spécialisé dans les brevets. Après sept ans d’une vieille querelle sur des accusations de plagiat de l’iPhone, Apple et Samsung ont décidé la régler à l’amiable, a-t-on appris mercredi.

Les deux leaders mondiaux des smartphones ont fini par enterrer la hache de guerre après qu’un juge a condamné le mois dernier le sud-coréen à verser plus de 530 millions de dollars pour avoir copié des détails de l’iPhone protégés par des brevets, comme ses bords arrondis et ses icônes colorées sur fond noir.

Les deux colosses, qui détiennent actuellement à eux deux environ 35 % du marché mondial, ont signé un accord mais sans en dévoiler les détails, notamment financiers, selon des documents judiciaires rendus publics mercredi. « Le tribunal a été informé par les parties que l’action en justice (…) avait été soldée, toutes les procédures (…) en cours dans ce dossier sont en conséquence terminées », a écrit la juge fédérale Lucy Koh, précisant que les deux groupes renonçaient aussi à engager de nouvelles poursuites sur ce thème.

« Il y a toujours eu en jeu plus qu’une question d’argent »

Contacté par l’AFP, Apple a renvoyé à sa déclaration du mois de mai. « Dans ce dossier, il y a toujours eu en jeu plus qu’une question d’argent. (…) Il est important que nous continuions à protéger le travail acharné et l’innovation » chez Apple, avait alors déclaré le géant américain. Samsung a pour sa part refusé de commenter l’accord.

En 2011, un premier procès avait déjà donné raison à Apple, condamnant alors Samsung à payer 400 millions de dollars. Mais la société avait contesté ce verdict. Leur querelle était alors remontée jusqu’à la Cour suprême des Etats-Unis qui a annulé en 2016 cette sanction, renvoyant le dossier dans le système judiciaire ordinaire.

Au cours du procès qui s’est déroulé en mai, le jury était appelé à déterminer si les éléments de design copiés par Samsung justifiaient le versement de la totalité des bénéfices engrangés avec le modèle de smartphone litigieux ou seulement d’une partie de cette somme, car il ne s’agissait que de composants. Le reste de l’affaire se réglera derrière des portes closes.