Voiture autonomes: Le procès tourne court, Waymo (Google) et Uber trouvent un accord

SILICON VALLEY Accusé de vol de technologies, Uber va verser 244 millions de dollars en actions à son concurrent...

P.B. avec AFP

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Des voitures autonomes d'Uber (illustration).

Des voitures autonomes d'Uber (illustration). — Gene J. Puskar/AP/SIPA

Les jurés ont pu rentrer chez eux après seulement quatre jours. Vendredi, Waymo, la filiale d’Alphabet – la maison mère de Google – qui accusait Uber de vol de technologies, a trouvé un accord à l’amiable avec ce dernier. Uber s’est engagé à ne pas utiliser de composant matériel ou logiciel développés par Waymo et va lui verser 244 millions de dollars en actions.

Uber voulait clairement tourner la page. L’ex-ingénieur de Waymo au cœur du bras de fer, Anthony Levandowski, accusé d’être parti de Google en emportant des secrets industriels, a été licencié par Uber. Et l'an dernier, son cofondateur controversé, Travis Kalanick, a été remplacé à son poste de directeur général par l’ex-patron d’Expedia, Dara Khosrowshahi.

« Corriger nos erreurs du passé »

Khosrowshahi dernier a expliqué « ne pas penser » que des secrets aient été transférés de Waymo à Uber, ou que Uber ait utilisé toute information appartenant à Waymo. « Mon travail en tant que PDG d’Uber est de fixer les grandes lignes pour l’avenir de l’entreprise : innover et croître de façon responsable, tout en reconnaissant et en corrigeant les erreurs du passé », a-t-il toutefois ajouté. « Ce faisant, je veux exprimer mon regret pour les actions qui m’ont conduit à écrire cette lettre ».

Selon les termes de l’accord, dévoilés par plusieurs médias américains, Uber va accorder 0,34 % de son capital à Waymo, pour une valeur de 244 millions de dollars. Le juge l’a validé, déclarant que le procès était « de l’histoire ancienne ».