Facebook va mettre en avant les infos locales

WEB Le réseau social est en train de revoir en profondeur le flux d'actualité...

20 Minutes avec AFP

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Mark Zuckerberg au Facebook Communities Summit, le 21 juin 2017 à Chicago.
Mark Zuckerberg au Facebook Communities Summit, le 21 juin 2017 à Chicago. — Nam Y. Huh/AP/SIPA

Moins d’infos mais davantage de local. Facebook va rendre plus visibles les informations régionales sur le fil d’actualités de ses utilisateurs, d’abord aux Etats-Unis puis dans d’autres pays, a annoncé Mark Zuckerberg ce lundi. Il y a deux semaines, il avait indiqué que le réseau mettrait en avant les posts des amis et de la famille, au détriment de ceux publiés par les marques et les médias.

« Des informations locales contribuent à créer une communauté, sur Internet comme dans la vie », écrit Zuckerberg sur sa page lundi, tentant ainsi une nouvelle fois de répondre aux critiques qui pleuvent sur le réseau. Elles contribuent « à faire en sorte que le temps que nous passons sur Facebook est du temps de qualité », ajoute le jeune milliardaire, qui a promis en début d’année une série de mesures pour limiter la diffusion de la désinformation et pour améliorer le contenu de ce qui circule sur le réseau revendiquant deux milliards d’utilisateurs. « A partir d’aujourd’hui, nous allons vous montrer davantage de publications provenant de médias situés dans votre ville, petite ou grande », précise le patron du réseau, qui ajoute que le changement intervient d’abord aux Etats-Unis avant d’être étendu à « plus de pays cette année ».

Faire taire les critiques

Depuis le début de l’année, Facebook a déjà annoncé qu’il allait privilégier les publications des amis et proches des utilisateurs au détriment des sources plus institutionnelles (médias, marques…) puis qu’il allait demander aux usagers de l’aider à classer les sources d’information par degré de « fiabilité », une initiative qui a suscité un certain scepticisme, certains estimant que cela pourrait se révéler contre-productif.

Les critiques pleuvent depuis plus d’un an sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, accusés d’avoir laissé pulluler la désinformation – en particulier pendant la campagne présidentielle américaine de 2016 – d’être dangereux pour la démocratie ou encore d’entretenir une addiction décérébrante aux réseaux sociaux.