Attentat à Las Vegas: Google, Facebook et Twitter critiqués pour la diffusion de «fake news»

MEDIAS Les mastodontes du Web ont eu du mal à endiguer les fausses informations diffusées après la tuerie…

Fabien Randanne

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Illustration Facebook et fake news.
Illustration Facebook et fake news. — Jeff Blackler/Shutterst/SIPA

Après la fusillade meurtrière survenue dimanche soir à Las Vegas, plusieurs rumeurs erronées ont circulé sur internet et les mastodontes du Web ont eu bien du mal à endiguer ces fake news.

Sur Google, c’est une capture d’écran du forum 4chan qui s’est affichée dans l’onglet « Top Stories » (« A la Une »), supposé présenter des sources fiables, lorsque les internautes faisaient une recherche sur Geary Danley, présenté par certains comme l’auteur de la tuerie. Or, cet homme n’est impliqué d’aucune manière dans cette tragédie.

Google s’est défendu en soulignant que le fil de discussion de 4chan ne remontait dans les informations sélectionnées que lorsqu’on faisait une recherche sur Geary Danley et non en effectuant une requête plus générale telle que « Las Vegas shooting ». « Nous utilisons plusieurs critères pour déterminer la hiérarchie des résultats, dont la fiabilité d’un site et la date de sa mise à jour », a précisé l’entreprise tout en présentant ses excuses et en promettant de travailler sur des améliorations pour éviter de telles bévues.

Facebook présente ses excuses

Sur Facebook, c’est la page réservée au safety check, un dispositif permettant aux personnes se trouvant proche du lieu d’une catastrophe de prévenir et rassurer leurs entourages, qui a été complaisante envers les fake news. Dans la partie renvoyant à des articles d’actualité se trouvaient des liens vers des sites proches de l’extrême droite américaine clamant que le tueur était un opposant à Donald Trump. Là encore, Facebook a présenté ses excuses en expliquant à Fast Company que le lien a été supprimé.

Enfin, sur Twitter, les rumeurs et intox ont inévitablement circulé, et continuent d’être diffusées. Mais le site de microblogging a indiqué à Business Insider qu’il « prend des mesures contre les contenus ne respectant pas les conditions d’utilisation ».