Takuma Sato s'est imposé aux 500 miles d'Indianapolis le 29 mai 2017.
Takuma Sato s'est imposé aux 500 miles d'Indianapolis le 29 mai 2017. — Michael Conroy/AP/SIPA

ETATS-UNIS

Le tweet anti-japonais d'un journaliste déclenche une avalanche de critiques et son licenciement

Le journaliste américain s'était dit mal à l'aise de voir un japonais s'imposer aux 500 miles d'Indianapolis le weekend du Memorial Day... 

Toujours tourner ses doigts sept fois avant de tweeter. Un journaliste sportif américain a été licencié après avoir exprimé sa consternation suite à la victoire du Japonais Takuma Sato aux 500 miles d’Indianapolis dimanche, le jour où les Etats-Unis honorent leurs militaires morts au combat.

« Rien de personnel, mais je suis très mal à l’aise de voir un pilote japonais gagner les 500 miles d’Indianapolis pendant le week-end du Memorial Day », a tweeté Terry Frei, journaliste au Denver Post, dimanche.
Le tweet a été effacé un peu plus tard devant l’avalanche de critiques, dont plusieurs demandaient le renvoi de Frei. L’un d’eux paraphrasait le journaliste en écrivant : « Rien de personnel, mais j’espère que @denverpost vous licencie. »

Le journaliste s’est ensuite excusé avant d’essayer d’expliquer son message, publié alors qu’il venait d’écrire un long papier sur un footballeur américain mort en combattant les Japonais aux côtés de son père dans la bataille d’Okinawa lors de la Seconde guerre mondiale.

« Je m’excuse auprès de Takuma Sato, j’ai fait une allusion stupide pendant un week-end émouvant à un pays que nous avons combattu pendant la Seconde guerre mondiale », a écrit Frei. « Encore une fois, je vous dis que je suis désolé, j’aurais dû avoir plus de jugeote et je m’en veux parce que ce n’était pas constructif de dire cela », a-t-il ajouté.

Un message qui n’a pas calmé la colère de son employeur qui a décidé de se séparer de lui. « Nous nous excusons pour le tweet irrespectueux et inacceptable envoyé par l’un de nos reporters », a déclaré le Denver Post dans un communiqué. « Terry Frei n’est plus un employé du Denver Post. Son tweet ne représente pas nos valeurs. Nous espérons que vous accepterez nos profondes excuses », a ajouté le journal.