VIDEO. Affaire russe: Trump attaque les «mensonges» des médias à coups de tweets

ETATS-UNIS Son gendre, Jared Kushner, aurait souhaité mettre en place un canal secret de communication avec Moscou...

N. Se. avec AFP

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Donald Trump, le 27 mai 2017, en Sicile.
Donald Trump, le 27 mai 2017, en Sicile. — MANDEL NGAN / AFP

Un retour en fanfare ! Tout juste rentré à Washington d’une tournée de neuf jours au Moyen-Orient et en Europe, Donald Trump a réagi dans une série de tweets aux accusations portées contre Jared Kushner, son gendre et très proche conseiller.

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La presse américaine affirme depuis vendredi que Jared Kushner a cherché à mettre en place un canal de communication secret avec la Russie pendant la période de transition, c’est-à-dire entre la victoire électorale de Donald Trump le 8 novembre et sa prise de fonctions le 20 janvier. Le président américain a contre-attaqué en dénonçant les « mensonges » des médias qui multiplient les révélations sur l’affaire russe et placent la Maison Blanche en situation de crise.

« C’est mon opinion que beaucoup de fuites sont des mensonges fabriqués par les médias #fausses informations », a tweeté Donald Trump dimanche matin.
A chaque fois que les médias mentionnent des sources anonymes, « il est très possible que ces sources n’existent pas mais soient inventées par des journalistes #fausses informations », a-t-il ajouté.
Les coups de gueule récurrents du président américain sur Twitter commencent sérieusement à agacer. Mais au lieu de calmer le jeu, Donald Trump en rajoute une couche.

« Les médias #fausses informations travaillent dur à dénigrer et dévaloriser mon utilisation des médias sociaux car ils ne veulent pas que l’Amérique entende la véritable histoire », a écrit le président américain dans un nouveau tweet.

L’administration Trump prend la défense de Jared Kushner

Certains membres de l’administration sont aussi venus dimanche à la rescousse du gendre du président, estimant qu’il n’était pas anormal d’établir des canaux de communication non officiels avec des pays étrangers, y compris la Russie.
« Pour moi c’est normal et acceptable. Tout ce que vous pouvez faire pour communiquer avec des gens, en particulier des organisations qui ne sont pas particulièrement amicales avec nous, est une bonne chose », a ainsi affirmé dimanche John Kelly, le ministre américain de la Sécurité intérieure, lui-même général à la retraite.
Le républicain Lindsey Graham se montrait également dubitatif quant à ces révélations en cascade, dont la source présumée serait une conversation interceptée par les services américains entre l’ambassadeur russe à Washington et sa capitale.
« Cela n’a aucun sens que l’ambassadeur russe fasse un rapport à Moscou par un canal qu’il sait très probablement sur écoute. Toute cette histoire est très suspecte », a-t-il déclaré sur CNN.

Réunion de crise à la Maison Blanche

Plusieurs médias américains assuraient dimanche que Donald Trump doit tenir une réunion dans la journée avec ses conseillers et ses avocats, à la Maison Blanche pour déterminer une stratégie dans cette affaire russe qui mine sa présidence.
La Maison Blanche réfléchirait notamment à établir une cellule de crise, comme celle que Bill Clinton avait monté pour faire face à l’enquête sur sa relation avec Monica Lewinski. Cette cellule à la fois juridique et de communication délivrerait le reste des conseillers et communicants de la Maison Blanche de la charge de commenter l’enquête sur l’affaire russe.

Les révélations sur Jared Kushner sont les dernières en date d’une longue succession de fuites sur les contacts entre l’entourage du président américain et la Russie. Les agences de renseignement américaines sont persuadées que la Russie a cherché à s’ingérer dans l’élection présidentielle américaine au détriment de la démocrate Hillary Clinton, notamment en piratant les messageries de son directeur de campagne.
Les choses pourraient encore se compliquer pour l’exécutif américain avec le témoignage très attendu devant le Congrès, peut-être dès les prochains jours, de James Comey, l’ancien directeur du FBI limogé début mai par Donald Trump. James Comey a conservé des notes dans lesquelles il a consigné, selon la presse, une conversation avec le président américain lui demandant de « laisser tomber » l’enquête visant Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de M. Trump.