Chanel rattrapé par son boomerang de luxe sur les réseaux sociaux

BAD BUZZ La photo de ce boomerang à 1.260 euros a suscité de vifs débats sur Instagram où des internautes ont reproché à la marque de luxe d’appropriation culturelle des Aborigènes…

20 Minutes avec AFP

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L'artiste et mannequin américain Jeffree Star a posté la photo de son nouveau joujou sur Instagram et Twitter.
L'artiste et mannequin américain Jeffree Star a posté la photo de son nouveau joujou sur Instagram et Twitter. — Capture d'écran / Instagram

Un boomerang Chanel à 1.260 euros a suscité mardi la polémique sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes accusaient la maison de luxe de se livrer à une « appropriation culturelle » en reprenant cet objet traditionnel des Aborigènes d’Australie.

Un manque de respect ?

Un vif débat a entouré une publication de l’artiste et mannequin américain Jeffree Starsur Instagram et Twitter, montrant le boomerang en bois et résine, griffé du double C, avec le commentaire « Je m’éclate avec mon nouveau boomerang Chanel ».

Having so much fun with my new #Chanel boomerang 🖤

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Le message suscitait mardi près de 160.000 « j’aime » sur Instagram, mais aussi de multiples commentaires indignés. Il y a ceux qui n’en revenaient pas du prix et ceux accusant Chanel de « manquer de respect » à l’égard de la communauté aborigène avec cette version de luxe de l’arme de jet.

Pas la première « appropriation culturelle » du monde du luxe

La maison Chanel a réagi dans un communiqué, se disant « très respectueuse des différentes cultures et traditions » et regretter « que certains aient pu être offensés ». Dans la même collection, Chanel propose sur son site un jeu de raquettes de plage et balles à 3.170 E et une raquette de tennis à 1.450 euros.

Ce n’est pas la première fois que le monde de la mode se voit reprocher une « appropriation culturelle » : en septembre, le créateur américain Marc Jacobs avait aussi suscité des réactions choquées sur les réseaux sociaux en faisant défiler des mannequins blancs portant de fausses dreadlocks.