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Applications: Comment ces trois créateurs veulent réinventer notre quotidien

Applications: Comment ces trois créateurs veulent réinventer notre quotidien

Ils sont français et ont décidé de changer nos habitudes en créant une application. Rencontre avec trois entrepreneurs qui veulent marcher sur les traces d’Uber…
Christophe Séfrin

Christophe Séfrin

Trois jeunes créateurs. Trois idées qui pourraient changer notre quotidien. Et un point commun: une application. Comment décide-t-on de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale sur mobile? 20 Minutes est allé le demander à ces espoirs de la French Tech.

« Après deux arnaques, je me suis dit qu’il fallait trouver un système »

Anne-Laure Enjolras, cofondatrice de Doyouno

« J’ai été victime de deux arnaques avec des serruriers peu scrupuleux. J’ai tellement été énervée que je me suis dit qu’il fallait trouver un système pour identifier les gens honnêtes », explique Anne-Laure Enjolras, 41 ans, cofondatrice de l’application Doyouno.

Anne-Laure Enjolras, co-fondatrice de l'application Doyouno.
Anne-Laure Enjolras, co-fondatrice de l'application Doyouno. - DOYOUNO

Déjà téléchargée près de 30.000 fois, Doyouno (iOS/Android) permet à ses utilisateurs de dénicher des plombiers, peintres, électriciens recommandés comme honnêtes par des personnes ayant déjà eu recours à leurs services. Et des serruriers aussi. « Mais les dentistes ou les coiffeurs sont aussi beaucoup demandés. En fait, tous les métiers où les gens ont peur de se faire arnaquer », constate Anne-Laure Enjolras. Pour l’heure déployée sur Paris et en région parisienne, l’application Doyouno veut se développer dans les grandes villes de France, à commencer par Toulouse, dès le mois de mai. Suivra Marseille puis, si tout va bien, un lancement à l’étranger.

100% des avis sur Doyouno sont modérés, 50% sont rejetés car supposés louches...
100% des avis sur Doyouno sont modérés, 50% sont rejetés car supposés louches... - DOYOUNO

« On s’organise pour recruter des personnes qui vont nous aider à peupler différentes villes avec des avis fiables. 100 % des avis sont modérés, on croise plein d’informations différentes et personne ne peut laisser un avis sans être identifié. C’est un gage de sécurité », précise Anne-Laure Enjolras. Qui réussit à détecter 50 % d’avis « louches » parmi ceux reçus. Lesquels se verront notifier par courrier une fin de non-recevoir.

« L’absence de vraie pause influençait négativement ma productivité »

Maxime Trouche, fondateur de Hungry Up

L’origine de l’application Hungry Up est, de l’aveu même de son créateur Maxime Trouche, « un peu classique ». « Il y a un an et demi, j’ai créé une start-up et me suis rendu compte que je ne prenais pas de temps pour de vraies poses repas le midi. Pire : cela influençait négativement ma productivité dans l’après-midi », rappelle Maxime Trouche, 27 ans.

Maxime Trouche, fondateur de l'application Hungry Up.
Maxime Trouche, fondateur de l'application Hungry Up. - HUNGRY UP

D’où l’idée de Hungry Up, une application (iOS/Android) qui permet de réserver son restaurant, de précommander ses plats et de payer depuis son smartphone, sans avoir à attendre l’addition. Bref : on arrive, on s’assoit, on est servi en 5 minutes et l’on s’en va quand on a fini son repas sans attendre la note. « Hungry Up supprime les phases chronophages : l’attente pour avoir la carte, celle pour que les plats soient prêts et celle pour payer », explique Maxime Trouche. « Mais le côté humain avec le serveur reste identique et l’aspect plaisir du repas ne change pas », rassure le fondateur de Hungry Up.

Grâce à Hungry Up, on réserve, commande et paye depuis son smartphone son repas de midi dans le restaurant d'à coté.
Grâce à Hungry Up, on réserve, commande et paye depuis son smartphone son repas de midi dans le restaurant d'à coté. - HUNGRY UP

Déjà 70 restaurants sont partenaires à Paris, avec 3.500 clients actifs. « Ce sont des consommateurs qui réfléchissent à la façon d’organiser une semaine type, tout en étant soucieux de leur santé en se ménageant une vraie pose le midi », précise Maxime Trouche.

Son but : convaincre 1.000 restaurants parisiens d’adopter Hungry Up d’ici la fin de l’année. « Notre ambition est de révolutionner le monde de la restauration, de transformer les habitudes. Hungry Up est une food tech, certes, mais pas au sens diabolique du terme », indique Maxime Trouche. Qui précise : « Des clients nous disent que ça leur rappelle Uber il y a 5 ans ». Effet Waouh et service compris.

« On se demandait pourquoi on était réfractaires à la photo imprimée »

Raphaël Lombard, fondateur de TapCards

C’est lors qu’une soirée à Grenoble, en 2014, que cet ex-étudiant en management de l’innovation a eu l’idée de TapCards. « On se demandait pourquoi nous étions devenus aussi réfractaires à offrir des photos imprimées », rappelle Raphaël Lombard, 28 ans. Aujourd’hui, voici le jeune entrepreneur prêt à lancer un nouveau concept d’album photo.

Raphaël Lombard, créateur de Tap Cards.
Raphaël Lombard, créateur de Tap Cards. - TAP CARDS

L’idée est celle d’une photo imprimée que l’on envoie comme cadeau depuis son smartphone. Elle contient une puce NFC qui s’ouvre instantanément un album photo en ligne lorsque l’on approche la TapCard d’un smartphone (iOS/Android/Windows). Dès lors, la carte reçue par la Poste donne accès à un album de 30 photos hébergées en ligne et téléchargées par la personne ayant offert la TapCard », explique Raphaël Lombard. Une chouette idée de cadeau à l’iussue d’une soirée ou d’un week-end. Les débuts furent pourtant périlleux. « On s’est fait escroquer de 15.000 euros, on nous tapé dessus, on nous a reçus comme des chiens en nous maltraitant. Conséquence, notre projet a dû être décalé de 8 mois », déplore le créateur de TapCards. Mais retour de bâton : l’application et ses cartes albums vendues 7 euros pièce seront lancées dans les prochains jours.

Vendue 7 euros, la Tap Card déclenche grâce à sa puce NFC l'ouverture d'un album de 30 photos en ligne.
Vendue 7 euros, la Tap Card déclenche grâce à sa puce NFC l'ouverture d'un album de 30 photos en ligne. - TAP CARDS

Le concept de TapCards a nécessité un développement technique précis. « Nous avons aussi choisi de recourir à une main d’oeuvre locale et handicapée par le biais d’un CAT (Centre d’Aide par le Travail, NDLR). « Les personnes façonnant les TapCards vont donner le meilleur d’elles-mêmes pour offrir la meilleure qualité », se félicite Raphaël Lombard. Qui espère vendre 100.000 TapCards en un an.