Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Etats-Unis: il crée un bot Facebook contre les dérives policières

Il crée un bot Facebook pour lutter contre les dérives policières

ETATS-UNISLes personnes ayant eu affaire aux forces de l’ordre sont invitées à répondre à une série de questions…
C.P.-R.

C.P.-R.

Pour réagir face aux dérives potentielles des forces de l’ordre, un citoyen américain a décidé d’ouvrir un chatbot (un logiciel de conversation automatisée ; ndlr) sur Facebook Messenger, où les utilisateurs pourront venir témoigner de leurs expériences avec la police, bonne ou mauvaise, en répondant à une série de questions.

« Evaluer » les rencontres avec les agents de police

Du nom de « », cette initiative repérée par « écoute vos histoires sur ce qui se passe avec la police, vous permettant de suivre et d’évaluer leur performance ».

Une démarche qui intervient dans une société traversée par la problématique des violences policières, en particulier envers les communautés afro-américaine et hispanique. En septembre, des manifestations avaient éclaté en Caroline du Nord ; et en octobre, deux hommes par les forces de l’ordre, à Los Angeles, en Californie.

Créer ses propres statistiques

Pour Brandon Anderson, le créateur de Raheem, s’agit de pallier l’absence de statistiques officielles sur les incidents liés aux forces de l’ordre, rapporte le site Tech Mic. D’après la base de données , initiée par The Guardian en 2015, 923 personnes ont été tuées en 2016 par la police américaine, dont 221 Afro-américains et 146 Hispaniques. Des chiffres élevés compte tenu de la proportion de ces minorités au sein de la population américaine.

En accumulant un certain nombre de données, l’outil numérique Raheem vise à recenser les mauvais traitements éventuels et, à terme, à cartographier les comportements de la police américaine.

Une trentaine de questions

Concrètement, pour l’utiliser, il suffit de se manifester via un message, puis une petite trentaine de questions rapides sont posées par le logiciel : l’âge de l’agent de police, l’objet de la rencontre, le degré de violence ou d’intimidation exercé par le policier… « Raheem vous demande si l’expérience vous a donné le sentiment d’être entendu ou protégé, ou embarrassé ou en colère », explique Brandon Anderson sur .

Pour l’instant, le chatbot n’en est , susceptible de modifications. Sa sortie définitive est prévue pour début 2017.