L’écrivain Salman Rushdie agacé par la polémique sur les e-mails de Clinton

ELECTION AMERICAINE L’auteur des «Versets sataniques» a énuméré sur les réseaux sociaux plusieurs accusations contre Donald Trump en demandant aux Américains de «se concentrer»…

O. P.-V.

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L'écrivain Salman Rushdie, le 30 mai 2016, au Royaume-Uni.
L'écrivain Salman Rushdie, le 30 mai 2016, au Royaume-Uni. — Shutterstock/SIPA

L’écrivain britannique Salman Rushdie, qui vit à New York depuis 17 ans, est un adepte des réseaux sociaux, bien qu’il alimente ses comptes Facebook et Twitter de manière irrégulière, et un soutien de la candidate à l’élection présidentielle américaine Hillary Clinton.

Dimanche, alors qu’une nouvelle polémique enflait sur l’affaire des e-mails de la démocrate, relancée par le FBI, l’auteur des Versets sataniques a posté un court message sur son compte Facebook. Court mais suffisamment efficace pour être aimé et partagé plus de 100.000 fois ce lundi.

L’écrivain, qui a également posté le message sur Twitter accompagné du hashtag de soutien à Clinton #ImWithHer, s’en prend violemment à Donald Trump, en mettant en perspective les accusations contre Hillary Clinton et celles qui pèsent sur le candidat républicain : « Trump ira au tribunal en novembre pour une accusation de racket, et de nouveau en décembre pour une accusation de viol sur mineur. C’est un prédateur sexuel, qui n’a pas payé ses impôts, et qui a utilisé l’argent de sa fondation pour régler ses frais de justice. Il s’en est pris à la famille d’un héros de guerre et… oh, mais parlons plutôt d’e-mails qu’Hillary Clinton n’a pas envoyé depuis l’ordinateur de quelqu’un d’autre, ce n’était de toute manière pas un crime, parce que c’est comme ça qu’on choisit un président. Allez, l’Amérique. Concentre-toi. »

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Ce n’est pas la première fois que le romancier tape sur le candidat républicain. Son compte Twitter lui sert de temps en temps à envoyer des piques à Donald Trump, dont il tourne régulièrement le discours en ridicule.

Plusieurs mois avant que les Républicains désignent le milliardaire comme leur candidat pour l’élection présidentielle, Rushdie avait plaisanté sur HBO sur le fait que Trump pourrait être un « manchurian candidate » (référence à un roman d’espionnage américain de Richard Condon), c’est-à-dire un infiltré au sein du parti républicain dont la mission est de faire gagner Clinton.

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