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VIDEO. Allo, de Google, une app de messagerie à l'intelligence aléatoire

VIDEO. Allo, de Google, une app de messagerie à l'intelligence aléatoire

WEBA la traîne, Google veut défier Facebook et Apple...
Philippe Berry

Philippe Berry

Google a un gros problème. Face à Facebook Messenger, WhatsApp, iMessage, Line ou même Snapchat, l’entreprise galère entre une app SMS trop basique et un Hangout devenu une usine à gaz. Gênant, alors que les apps de messagerie sont en train de devenir le centre névralgique de nos smartphones, et que les conversations sont vues comme l’avenir des interactions avec la machine. Arrive Allo. Dévoilée cet été, l’appli s’appuie sur des fonctions intelligentes pour mieux se rendre utile. Parfois bluffant, l’assistant reste encore trop souvent frustrant.

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Une bonne messagerie

Allo fait le boulot. Plus monotâche qu’Hangout, l’app permet des échanges rapides et fun. Comme sur le nouveau iMessage, on peut grossir les messages et les emojis pour crier, et cela donne beaucoup plus de vie aux échanges. En revanche, il manque pour l’instant l’intégration rapide de GIFs et Google n’a pas encore ouvert sa plateforme à des partenaires. Pas de stickers Disney ou Nintendo comme chez Apple, donc. L'autre manque, plus problématique, c'est l'absence de version Web/Desktop. Pour le moment, l'app n'existe que sur Android et iOS.

Un embryon d’intelligence

Allo lance la première version du Google Assistant, qui semble destiné à remplacer Google Now. On peut soit discuter (texte ou voix) directement avec lui, soit l’invoquer dans une autre conversation en tapant @Google. Il fournit également des informations de manière proactive. « On se fait un Chipotle ce soir ? » L’assistant propose des réponses (oui/non) puis liste la liste des restaurants voisins. Idem pour des films. Cela permet de ne jamais sortir de l’app, les résultats du Web viennent à vous.

Google utilise à plein sa reconnaissance d’images. « Cute cat », suggère-t-il en recevant une photo de chat. Plus impressionnant, il reconnaît même la race du chien (Goldendoodle). L’assistant est également fort sur le sport et les questions factuelles. « Donne-moi le classement du DFCO en Ligue 1 » (« Dijon est 19e », snif).

Le système montre ses limites avec des interactions plus complexes. « Veux-tu que je t’envoie un point météo chaque jour ? », demande l’assistant. Ok, va pour 8h00. « Par contre, ne me les envoie pas le week-end. » « Je suis désolé, je ne comprends pas. » « Donne-moi mes prochains rendez-vous » fonctionne, mais « Est-ce que mon jeudi soir est libre ? » laisse l’IA perplexe, et le scénario semble se répéter dès que l’on sort des sentiers battus du script. On est encore loin de Jarvis.