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La nouvelle méthode de traduction de Google
INTERNET – Une technologie fondée sur la mémoire plutôt que sur la traduction mot à mot...Alice Antheaume
A quel traducteur automatique se fier? Pour quiconque a déjà tenté de comprendre des mots en espagnol, russe, ou anglais sur Internet sans ou avec peu de notions de ces langues, la question est d’importance. Et une nouvelle fois, Google pourrait améliorer considérablement la qualité des requêtes des internautes.
Google vient en effet de changer de crémerie pour son service de traduction. Longtemps partenaire de Systran (abréviation de System Translation), la technologie qu’utilise Yahoo Babel Fish, le moteur de recherche américain a désormais conçu sa propre méthode de traduction.
«Dans la mesure où l’on veut donner à tous l’accès à toutes les informations écrites du monde, dans quelque langue que ce soit, l’outil de traduction est l’un de nos projets les plus excitants, écrit ce chercheur de Google, Franz Och.
Comment ça marche?
Faisons un test simple. Comment dit-on «je veux partir en vacances» en anglais? Selon Yahoo Babel Fish, cela donne «I want to leave on holiday». Selon Google traduction, «I want to go on vacation». Que nous apprend cet exemple ? Que la première traduction repose sur du mot à mot et que la seconde a une vision plus globale de la phrase. Les anglophones comprendront sans doute les deux mais grammaticalement, celle de Google est plus correcte.
Quand Systran applique des règles prédéfinies (de vocabulaire et de grammaire), la méthode Google repose sur une sorte de mémoire évolutive. Autrement dit, Google «gav(e) (s)es machines de milliards de mots de texte (ce n'est pas la matière première qui lui manque !) pour y appliquer ensuite des techniques d'apprentissage statistiques permettant de construire des modèles de traduction», explique Jean-Marie Le Ray, qui tient une société de traduction français-italien sur le Net.
L’Arabe en plus
Désormais, sur les pages de traduction googliennes, l’Arabe peut être traduit (mais uniquement pour une traduction Anglais-Arabe/Arabe-Anglais, pas pour le Français). «L’Arabe est une langue très difficile à traduire, elle a une morphologie dynamique (la graphie des lettres change en fonction de sa place dans le mot, ce qui multiplie les risques de mauvaise interprétation, ndlr). Notre méthode fonctionne mieux avec les informations en arabe qu’avec de la littérature ou de la poésie.»
L’outil n’est donc pas encore optimal, mais comme le dit Franz Och, de Google, «restez connecté en attendant de futurs développements.»



















