Oui, Facebook cartonne, la preuve en chiffres
INTERNET•Le point sur le succès du site communautaire au 16 octobre...AA
On en a souvent parlé. Scruté par les blogueurs high-tech, pris d’assaut par les ados, valorisé pour des sommes faramineuses, Facebook serait la nouvelle star de l’Internet mondial. Mais que veut dire «cartonner» exactement pour un site communautaire? Plus d’un an après son lancement grand public (1) en septembre 2006, voici l’heure du bilan chiffré.
Selon Nicholas O'Neill, du site Allfacebook.com, un site non officiel sur Facebook, il y aurait 45 millions d’inscrits, «dont la moitié se connecte quotidiennement.» Chaque jour, le site engrange entre 200.000 et 250.000 nouvelles recrues. Une progression fulgurante: entre juin et juillet 2007, Facebook a connu un essor de 270% quand MySpace ne montait que de… 72% (chiffres Comscore).
Profil
Non seulement les internautes sont de plus en plus nombreux sur Facebook, mais ils y passent en moyenne 20 minutes par jour et s’échangent en masse des contenus de tout type, notamment de photos. Ce qui en fait «de facto le site numéro 1 de partage d’images au monde avec plus de 2 milliards de photos disponibles site et 14 millions de nouvelles photos téléchargées par jour», note cette étude réalisée par le cabinet Fabernovel. Au final, Facebook représente deux fois plus de trafic que les trois leaders — sur ce secteur — réunis (Photobucket, Fickr et Webshots).
Le noyau des Frenchies
Si aux Etats-Unis, Facebook compte parmi les sites les plus populaires (surtout chez les 17-25 ans), la France commence à s’y mettre. Il faut dire qu’ici, Skyblog est un sérieux client avec plus de neuf millions de visiteurs uniques au mois de juillet. Reste que selon l'étude Fabernovel, la forte croissance en France dans les mois d’été alors que le trafic internet est généralement plus faible devrait préfigurer une explosion à l’automne.
Autre signe du succès de Facebook: le nombre de parodies de l'interface qui apparaissent sur la toile. Comme celle-ci, créée par des Allemands, intitulée hatebook.org. Les membres y décrivent ce qu'ils détestent, plutôt que ce qu'ils aiment.
(1) Dans un premier temps, il était réservé aux étudiants de Harvard College, une Université américaine.


















