VIDEO. Google dévoile les images psychédéliques de ses neurones artificiels

HIGH-TECH Elles sont obtenues en faisant fonctionner "à l'envers" l'intelligence artificielle développée par l'entreprise...

M.C.
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L'"inceptionnisme" appliqué par Google à une photo de montagne.
L'"inceptionnisme" appliqué par Google à une photo de montagne. — Google

Que les ordinateurs ont-ils dans la tête? De la même manière que nous voyons des moutons ou des créatures mythiques lorsque nous contemplons les nuages ou l’écume de l’eau, les intelligences artificielles sont capables d’ « imaginer » un monde au-delà des images qui leurs sont fournies, comme le montre cette série de visuels psychédéliques, fournis par les « cerveaux numériques » de Google.

L’entreprise, comme beaucoup d’autres de la Silicon Valley, travaille à l’élaboration de « réseaux artificiels neuronaux », des fonctions mathématiques qui simulent le fonctionnement d’un neurone. Ces réseaux, dont la force est d’être capables d’apprendre, peuvent par exemple être « dressés » à reconnaître des images.

« Inceptionnisme »

« Nous entraînons les réseaux simplement en leur montrant un grand nombre d’exemples de ce que l’on veut qu’ils apprennent », expliquent des ingénieurs de Google sur le blog de l’entreprise. Pour que la machine soit capable de reconnaître une fourchette par exemple, ils lui montrent d’innombrables photos du couvert, « en espérant que les réseaux vont extraire l’essence de l’objet (un manche et des dents) et ignorer les autres paramètres (la forme, la taille, la couleur et l’orientation pouvant varier) ».

Pour vérifier ce qu’avaient retenu les réseaux, les ingénieurs de Google ont décidé de les faire fonctionner à l’envers, en leur demandant d’identifier des parties d’images et de les développer, une technique qu’ils ont baptisé « inceptionnisme ». Ils ont ainsi observé que les résultats ainsi obtenus, qui reflétent en quelque sorte « l’inconscient de l’internet », pouvaient être très poétiques, ou très effrayantes.


Source : Google

Depuis la semaine dernière, l’outil est en libre accès (bien que difficile à utiliser sans connaissances techniques), et chacun peut lui soumettre une image à transformer. Les résultats, publiés avec le mot-dièse #deepdream, se sont multipliés sur internet :

Une rue de Tokyo vu par un réseau de neurones entrainé pour la reconnaissance de bâtiments #deepdream pic.twitter.com/fyj0tQOQv0
— Antoine (@yellowiscool) July 5, 2015
The Thing - another #deepdream nightmare. @LaurenAMarsden, generated from pic of Baby: https://t.co/i2bM6pAtuM pic.twitter.com/rWq08W7Mh0
— Eesmyal SantosBrault (@eesmyal) July 5, 2015
Topographie des Terrors #deepdream #Berlin pic.twitter.com/H3CKsibdut
— Austin (@heyaudy) July 3, 2015

 

Tripping on Eurorack... #deepdream pic.twitter.com/1u5dZlyj1H
— Mutable instruments (@mutable_instrum) July 2, 2015

Le QG de la NSA :

#deepdream NSA Headquarters. We all knew. pic.twitter.com/K7sTwERQCM
— samim (@samim) July 2, 2015

Une équipe de chercheurs du MIT a eu l’idée de soumettre une scène entière du film Las Vegas Parano à la machine :



Ou encore Le Cri, d’Edvard Munch :