Cartes à puce piratées: Gemalto juge que le préjudice financier ne sera pas significatif
ENTREPRISE•Le groupe franco-néerlandais sortira-t-il indemne de l'espionnage de ses cartes à puce par la NSA et de son homologue britannique, le GCHQ?…20 Minutes avec AFP
Le groupe franco-néerlandais Gemalto juge que le préjudice financier provoqué par l’«affaire» des cartes à puces piratées, ne sera pas significatif. C’est la nouvelle «sale» affaire dévoilé par Edward Snowden, cette fois via des documents fournis au site The Intercept. Selon ce site d'investigation , les services de renseignement américain (NSA) et britannique (GCHQ) ont réussi à pirater, au moins en 2010 et 2011, un nombre important de cartes SIM de Gemalto, et peut-être d'autres fabricants, afin d'espionner des conversations téléphoniques.
Les agences de surveillance ont pu déchiffrer, sans l'aide des opérateurs télécoms ni d'aucun gouvernement, les communications mobiles (voix et données) des téléphones vulnérables. Impossible à déterminer, le nombre est «sidérant», selon The Intercept, alors que Gemalto fabrique deux milliards de cartes SIM par an et compte 450 clients dans le monde, dont les principaux opérateurs français.
Gemalto assure ses cartes à puces «sûres»
Gemalto voit remis en cause son positionnement de leader mondial de la sécurité numérique dans cette affaire qui révèle des failles dans la sécurité de ses cartes à puces. Le groupe franco-néerlandais a toutefois a précisé ce lundi que les conclusions initiales de l'enquête diligentée par l'entreprise « montrent déjà que les produits SIM de Gemalto (...) sont sûrs». En conséquence, «la compagnie ne s'attend pas à subir un préjudice financier significatif», selon un communiqué publié par l'entreprise.



















