Nolim Films: Ce qu’il faut retenir de l’offre VOD de Carrefour

VIDEO Officialisée ce mardi, l’offre de VOD de Carrefour innove sur le marché français...…

Christophe Séfrin

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Sur les 3000 titres pour l'heure proposés par Nolim Films, 400 bénéficient d'une copie digitale offerte.
Sur les 3000 titres pour l'heure proposés par Nolim Films, 400 bénéficient d'une copie digitale offerte. — NOLIM FILMS

. Carrefour lance sa plateforme de vidéo à la demande baptisée Nolim Films.

. Nolim Films est le premier service de VOD français à proposer des copies digitales d’oeuvres physiques achetées en magasin.

. En réconciliant vidéo physique et vidéo numérique, Nolim Films peut changer les contours du marché de la vidéo hexagonale.

L’accessibilité: sur presque tous les supports

Carrefour a officialisé le lancement ce mardi de sa plateforme de vidéo à la demande (VOD) baptisée Nolim Films (pour «No Limit»). Celle-ci est accessible sans abonnement ni engagement via Internet par ordinateur, mais aussi sur smartphones et tablettes. L’application Android est déjà disponible et celle iOS devrait l’être «dans les prochaines heures», selon Carrefour. Une compatibilité Windows Phones est promise dans quelques semaines. Pas encore de disponibilité sur les box ni sur les téléviseurs connectés, mais l’enseigne de grande distribution affirme être en discussion avec des FAI et des constructeurs.

Le catalogue: peut mieux faire

Riche de 3000 films et séries, le catalogue Nolim Films manque encore de consistance. Les titres des studios français Gaumont, Wild Side Vidéo, BAC, FMD et France Télévisions sont présents, ainsi que ceux des majors américaines Warner et Sony. Manquent encore à l’appel quelques mastodontes: Universal, Fox, Paramount et Disney, quatre majors «en cours de négociation», selon Carrefour.

Les copies digitales: LA grande première

Innovation: Nolim Films est la première plateforme de VOD française à proposer des films UltraViolet. Derrière cette appellation, un consortium d’ayants droit proposant des copies digitales de leurs œuvres une fois celles-ci achetées sous forme de produits physiques (DVD et Blu-ray) ou en numérique. L’acheteur d’un titre UltraViolet (en magasin quelle que soit l’enseigne, ou en VOD sur Nolim Films) retrouvera ainsi une copie digitale de l’œuvre sur son compte Nolim Films. Pour l’heure 400 titres (Warner et Sony) sont concernés. D’autres suivront à mesure des accords que Carrefour passera avec les studios.

Si d’aventure des éditeurs proposaient un autre type de copie digitale que celle répondant à la norme UltraViolet (ce pourrait être le cas d’un studio comme Gaumont, par exemple), Nolim Film la proposerait à ses clients. Reste que les rayons vidéo Carrefour pourraient être dopés par l’UltaViolet. Pas impossible d’imaginer des opérations commerciales où, pour l’achat d’un titre physique avec copie UltraViolet, des copies digitales d’autres titres puissent être offerts. Exemple: vous achetez le Blu-ray du dernier James Bond chez Carrefour et vous bénéficiez en plus de sa copie digitale UltraViolet accessible sur Nolim Film d’un autre James Bond offert à vie en UltraViolet.

La 4K: pas à l’ordre du jour

En l’absence de contenus en Ultra haute définition pour alimenter les nouveaux téléviseurs 4K, les acteurs de la VOD sont attendus au tournant. Pour l’heure, Carrefour affirme réfléchir à une offre en 4K mais veut «prendre son temps». «Nous avons une réflexion pointue sur la 4K en termes de contenus, mais la vraie question reste sur les vrais bénéfices que cela pourrait apporter au client final», précise à 20 Minutes Emmanuel Rochedix, directeur de la culture chez Carrefour.

Concurrencer Netflix: pas maintenant

Nolim Films ne proposera pas d’offre concurrente à Netflix ou Canal Play en 2015. La plateforme veut pour l’heure se concentrer sur des films récents. Conformément à la chronologie des médias en vigueur en France, la VOD, avec ses locations «à l’acte», permet de proposer des films 4 mois après leur sortie en salle. La SVOD et son système d’offres de visionnage en illimité et par abonnement s’appliquent à des œuvres cinématographiques de 36 mois au moins.