«Wolfenstein: The New Order», une bataille décomplexée contre des nazis cruels et super méchants

JEU VIDEO L’un des ancêtres du genre First person shooter est de retour ce mardi sur consoles et PC...

Joel Metreau

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«Wolfenstein: The New Order», disponibles sur PC, PS4, PS3, Xbox 360 et Xbox One
«Wolfenstein: The New Order», disponibles sur PC, PS4, PS3, Xbox 360 et Xbox One — bethesda / Machine Games

On avait abandonné «Wolfenstein» aux mains des nazis en 2009 avec un jeu plutôt brouillon. «Wolfenstein: The New Order» relève le niveau de la licence. D’abord parce qu’il se déroule dans un monde uchronique, un pris-parti intéressant qui lorgne du côté de Philip K. Dick et de son Maître du Haut Château. Mauvaise nouvelle: les nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale. Bonne nouvelle: on va organiser la résistance à l’orée des années 1960.

Pour cela, le studio suédois Machine Games remet en selle le pourfendeur d’aryens B.J. Blazkowicz après l’avoir plongé dans un coma de quatorze ans dans un asile en Pologne. Et hop, de Berlin à Londres, le soldat américain part à la recherche de ses camarades et des super-armes qui ont permis au Troisième Reich d’asseoir sa domination sur le monde.

Pas de surprise du côté de ce shooter, dans la lignée du «Wolfenstein 3D», créé en 1992 par idSoftware et les vétérans John Carmack et John Romero. Par ailleurs, on ne saurait trop conseiller la lecture de l’ouvrage de David Kushner, Les maîtres du jeu vidéo.

Belles cinématiques

L’ambiance de ce jeu d’aventure et d’action est plutôt cohérente, sombre et judicieusement saupoudrée de belles cinématiques. «Wolfenstein: The New Order» ne se prend pas au sérieux, avec des nazis plus cruels que nature. Mais grâce à des personnages secondaires qui sortent des sentiers battus et un scénario correct, le jeu respecte le cerveau du joueur sans sacrifier à l'action.

Soit il avancera dans le tas en combattant ces molosses d’acier et ces soldats engoncés dans des armures épaisses, soit il fera appel à plus de finesse pour zigouiller en silence les capitaines susceptibles d'appeler des renforts. Des atouts seront débloqués au fur et à mesure en fonction du style de jeu employé. Pour ce qui est de la qualité des graphismes (on a joué sur PS4), on a toutefois du mal à distinguer une véritable évolution next gen.

Certains regretteront que ce dernier «Wolfenstein» n’intègre pas de mode multijoueur. Mais pour une bonne douzaine d’heures la campagne solo s'avère bien plus agréable et inspiré que celles des récents «Battlefield 4» et «Call of Duty: Ghosts»…

«Wolfenstein: The New Order», sur Xbox 360, Xbox One, PlayStation 3, PlayStation 4 et PC.