Le PDG de Free dénonce «l’énorme erreur» des députés

Philippe Berry (avec AFP)

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L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir la contribution des fournisseurs d'accès internet, distributeurs de programmes audiovisuels au fonds d'aide à la création audiovisuelle, dans le cadre du projet de loi sur la télévision du futur".
L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir la contribution des fournisseurs d'accès internet, distributeurs de programmes audiovisuels au fonds d'aide à la création audiovisuelle, dans le cadre du projet de loi sur la télévision du futur". — Pascal Pavani AFP/Archives

Michael Boukobza est en colère. Contacté par 20minutes.fr, le PDG de Free dénonce «l’énorme erreur des députés» après l’adoption, mercredi, d’un amendement au projet de loi sur la télévision du futur qui prévoit de faire contribuer les fournisseurs d'accès à Internet au Compte de soutien à l'industrie des programmes (COSIP).

Le ministre de la Culture l’a répété, «il ne s’agit pas d’un nouvel impôt sur l’Internet». Et au PS, Patrick Bloche s’est réjoui que «l’Internet contribue enfin à la création culturelle». Mais le PDG de Free n’en démord pas: selon lui, «c’est une nouvelle taxe, qui d’une manière ou d’une autre va être portée par le consommateur».

«La facture de l’abonnée va monter»


S’il se refuse à donner une estimation, Michael Boukobza affirme que «la facture des abonnés à la télévision par ADSL va monter» chez tous les FAI. Et d’en appeler «à la sagesse des sénateurs» pour revenir sur l’amendement.

Cette semaine, Free avait mis en ligne une pétition dénonçant le nouvel amendement. Plus de 500.000 internautes l’ont signé, selon le fournisseur d'accès.

En revanche, l'AFA, qui réunit l'ensemble des acteurs du secteur y compris les câblo-opérateurs à l'exception notable de Free, s'est déclarée par la voix de son président Giuseppe de Martino, «satisfaite» de ce texte.
   
Même son de cloche chez France Telecom. «Nous avons toujours soutenu le principe de cette réforme» à la condition que «tous les opérateurs (satellite, câble, ADSL, TNT, mobile) soient soumis au même barême de taxe et à la même TVA (5,5%)», a déclaré à l'AFP Patricia Langrand, directrice exécutive en charge de la division Contenus de France Telecom.