Préparer l’arrivée d’un enfant: les produits indispensables, et les autres

Puériculture A la naissance d’un nouveau-né, les parents se trouvent confrontés au marché (foisonnant) des produits de puériculture. Pour s’y retrouver, «20 Minutes» fait le point sur les indispensables du genre

Camille Langlade

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Face à l'offre pléthorique en matière de produits de puériculture, les jeunes parents ont parfois du mal à faire la part des choses.
Face à l'offre pléthorique en matière de produits de puériculture, les jeunes parents ont parfois du mal à faire la part des choses. — Onfokus/Getty Images

« OK. Maintenant, j’achète quoi ? » Voilà la question que se posent beaucoup de parents avant l’arrivée du bébé. Pour y répondre, certains se tournent vers Internet, d’autres vers des professionnels de santé. Reste qu’il n’est pas toujours évident de faire la part des choses. « Oui, la venue de bébé se prépare, assure Sophie Guillaume, présidente du Collège national des sages-femmes de France. Mais tout ce qui est lié à la puériculture coûte cher, et la moitié est souvent inutile. »

« Les jeunes parents sont souvent perdus face à un marché pléthorique. Ils ont des difficultés à différencier ce qui est utile de ce qui ne l’est pas », remarque de son côté Olivier Barbin. Lui-même confie avoir acheté trop d’accessoires à la naissance de sa fille, alors qu’il était « novice » en la matière : « On pense souvent faire bien mais après coup, on se rend compte que ce n’était pas utile. » Aujourd’hui, le jeune homme partage son expérience et ses conseils sur son blog, Je suis papa !, créé en 2011.

Une offre pléthorique

La règle d’or selon le blogueur : « Il ne faut pas se laisser berner par le marketing, ne pas céder à la tentation. Les jeunes parents ne sont pas des vaches à lait. » Avant de liquider son PEL, mieux vaut se recentrer sur ses besoins personnels. La vraie question à se poser selon Olivier Barbin est « De quoi ai-je réellement besoin ? » Il prend l’exemple du babyphone : « Pour certains, il est essentiel, pour d’autres inutile. » Grande demeure aux murs épais ou petit appartement : tout dépend de son logement.

Quelques produits se démarquent malgré tout. A commencer par le lit et la turbulette (gigoteuse) pour coucher le bébé. Faire prendre l’air à son enfant est aussi essentiel, et c’est là que la poussette et/ou l’écharpe de portage entrent en jeu. « Pour savoir mettre une écharpe, il existe des ateliers avant ou après la naissance, en maternité », indique Sophie Guillaume, qui estime que pendant les premiers mois, cet accessoire est plus important que la poussette.

L’autre article incontournable reste le siège-auto. Si la grande majorité est homologuée, Olivier Barbin préconise d’aller plus loin et de vérifier si les modèles ont été soumis à un crash test : « C’est un achat impliquant et qui coûte cher, il ne faut pas le faire n’importe comment. »

De l’indispensable au confort

Quid du chauffe-biberon ? Il n’est pas indispensable en soi : « Une casserole et un petit peu d’eau font l’affaire », estime Sophie Guillaume. Même si le bain-marie peut suffire, il n’empêche que le chauffe-biberon facilite la vie, « utile, rapide et ultra-confortable », résume Olivier Barbin. Et c’est là toute la nuance. « On n’est pas dans l’indispensable mais dans le confort ». Et le blogueur met dans la même catégorie les poubelles à couches et les robots cuiseurs pour bébé.

En ce qui concerne le prêt-à-porter, là encore, nul besoin de se ruiner. « Il ne faut pas forcément acheter », signale Olivier Barbin. Le jeune papa recommande plutôt de jouer la carte du réseau. Amis, parents, bourses aux vêtements ou encore vide-greniers : les biens de seconde main permettent de faire des économies. « Bébé prend un kilo le premier mois, tout se passe très vite. Il ne faut pas une garde-robe excessive », ajoute pour sa part Sophie Guillaume.

Question de sécurité(s)

Outre l’achat d’objets spécifiques, Olivier Barbin observe que les parents restent préoccupés par les produits chimiques présents dans certains articles de puériculture, comme le BPA. Les pouvoirs publics s’emparent également de la question, à l’image du projet FEES (Femmes enceintes environnement et santé) soutenu par l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France qui donne des conseils pour limiter les polluants, aussi bien dans l’alimentation que dans les produits cosmétiques ou la chambre de l’enfant. « De plus en plus de parents cherchent des alternatives et certains optent pour des solutions plus “radicales” comme le “do-it-yourself”, en fabriquant leur propre savon ou shampoing », note Olivier Barbin.

Si le zéro déchet commence à intéresser les parents, pour Sophie Guillaume, ils restent avant tout préoccupés par le recyclage des déchets : « Ils ont le souci de recycler au mieux. Il y a une vraie réflexion sur les biberons en plastique, les nourettes (biberon à usage unique NDLR). » Une problématique à la fois présente chez les parents et les professionnels de santé. Acheter ou ne pas acheter ? C’est à vous de voir.