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« Je veux juste me sentir en sécurité », explique Justine Braisaz-Bouchet

Biathlon : « Je veux juste me sentir en sécurité »… Justine Braisaz-Bouchet prend la parole après les menaces reçues

condamnationJustine Braisaz-Bouchet a reçu des menaces de mort à l’encontre de sa petite fille
Le biathlon, encore mieux que les séries AB Productions
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

La fameuse « unité » prônée par le staff de l’équipe de France de biathlon a fini par exploser. Vendredi, après le sprint à Hochfilzen (Autriche), Lou Jeanmonnot a lâché quelques missiles sur le mal-être au sein des Bleues, dans le cadre de l’affaire de la fraude à la carte bancaire, dans laquelle Julia Simon a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende.

« Là où moi je suis profondément déçue c’est pour Justine, je trouve qu’elle paie beaucoup trop cher quelque chose dont elle a été victime à un moment, a déploré Jeanmonnot au micro de la chaîne L’Equipe. La semaine dernière, elle a reçu des menaces contre sa fille. Honnêtement ça me dégoûte. Je trouve que ce n’est pas normal que ça ait pris cette ampleur-là. On se sent un peu impuissante face à la cruauté humaine. »

Des messages qui font « froid dans le dos »

Invitée dimanche dans l’émission « Bartoli Time » sur RMC, dans la foulée de sa quatrième place sur la poursuite, son meilleur résultat depuis le début de la saison, Justine Braisaz-Bouchet est revenue sur cette période compliquée : « Ça m’a donné froid dans le dos de lire certains messages haineux, déplore-t-elle. […] En soi, ce n’est pas un pari qui a été manqué. C’était une personne qui a eu des mots violents vis-à-vis de ma petite fille. »

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Après avoir reçu ces menaces, la biathlète a préféré fermer son compte Instagram. « Je souhaiterais que les réseaux n’existent pas pour cette raison, explique JBB, qui espère remporter une médaille aux JO d’hiver. C’est important de ne pas banaliser ça. Maintenant, j’essaie de me protéger au maximum. Depuis je ne fous plus les pieds sur les réseaux. Je pense que c’est la meilleure façon de me protéger pour ma santé mentale et puis pour faire mon sport. Il faut savoir prendre du recul et se protéger. »

Justine Braisaz-Bouchet estime qu’elle paie l’affaire dans laquelle Julia Simon était impliquée et où elle a été la victime. Suspendue six mois, dont un mois ferme par la Fédération française de ski, Simon est revenue à la compétition ce week-end en Autriche. « Je reçois énormément d’insultes par rapport à l’affaire. Il y a des gens qui ne m’aiment pas, c’est comme ça, ça ne me pose pas de problème, reprend Braisaz-Bouchet. Je veux juste me sentir en sécurité physique, et ma famille en particulier. Je ne fais pas de lien, mais ça reste des messages qui sont archi-violents. Ceux-là, je les condamne et je m’en protège. »