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James Bond peut-il (encore) renaître pour un nouveau cycle ?

James Bond peut-il (encore) renaître pour un nouveau cycle ?

Agent 007Plus de 60 ans après ses débuts, James Bond reste une figure majeure de la pop culture. En attendant une nouvelle incarnation au cinéma, l’agent 007 débarque dans un jeu vidéo ambitieux
Tom Comminge

Tom Comminge

L'essentiel

  • James Bond reste une icône durable grâce à sa capacité à évoluer avec son époque tout en conservant ses traits emblématiques (élégance, charisme, danger).
  • Face à des concurrents plus réalistes comme Jason Bourne, le personnage s’est adapté en devenant plus humain et complexe, tout en gardant son statut mythique.
  • Le nouveau jeu vidéo « 007 : First Light » permet de maintenir l’intérêt du public et d’attirer une nouvelle génération en attendant le prochain film et le prochain acteur qui l’incarnera

« Mon nom est Bond, James Bond. »

Cette réplique, tout le monde la connaît. Symbole d’élégance, de charme et d’arrogance, l’espion le plus connu du monde continue de traverser les générations. Cinq après son dernier film Mourir peut attendre, et en attendant une nouvelle incarnation au cinéma, James Bond est à l’affiche d’un nouveau jeu vidéo ambitieux. 007 : First Light met en avant ses débuts avec le MI6 et les agents double zéro. James Bond retrouve aussi l’univers du gaming quatorze ans après 007 Legends sorti en 2012 sur PC, PS3, Xbox 360 et Wii U.

Plus de soixante ans après sa création, James Bond est-il toujours une icône de la pop culture ? Là où certains héros de l’espionnage musclé - comme Jack Reacher, Jason Bourne ou Frank Martin dans Le Transporteur - sont vite sortis des radars, le fameux 007 reste une figure emblématique du cinéma d’espionnage. Pour comprendre ce phénomène, Laurent Perriot, fondateur du fan-club français James Bond, nous explique l’évolution d’un personnage aux multiples facettes.

James Bond évolue avec son temps

Depuis sa première apparition au cinéma en 1962, James Bond n’a cessé de se transformer. « À chaque époque, le personnage a su se réinventer et s’adapter, résume Laurent Perriot. De la guerre froide aux univers plus légers et gadgetisés des années 70, jusqu’au virage plus sombre et réaliste récent, l’espion britannique évolue avec son temps tout en conservant son identité. »

Toujours d’après le fondateur du fan-club de 007, ce qui fait la force de James Bond, c’est cet équilibre entre tradition et modernité. « C’est une recette bien efficace qui repose sur des codes forts : élégance, danger, charisme et une certaine insolence. » Même avec l’arrivée de nombreux personnages emblématiques comme Ethan Hunt dans Mission Impossible, son impact ne s’est pas perdu.

« James Bond a tout inventé au cinéma en ce qui concerne l’espionnage, affirme Laurent Perriot. Tous les films de ce genre, on les doit à lui. C’est une immense source d’inspiration. »

Mais face à l’arrivée de figures plus réalistes et brutales, comme celles inspirées par Jason Bourne, la franchise a dû évoluer. « À partir de ce moment-là, James Bond a commencé à être has-been, explique Laurent Perriot. Il s’est mis à être un suiveur et non plus un novateur. On a ensuite découvert un Bond plus humain, plus fragile, mais toujours aussi iconique. C’est ça qui fait la force de ce personnage. »

Le jeu vidéo comme nouvelle extension de James Bond

Attention spoiler. Depuis la mort de James Bond dans le dernier film Mourir peut attendre en 2021, Daniel Craig a tiré un trait sur le personnage qu’il a incarné à cinq reprises au cinéma. Depuis, on ne connaît toujours pas l’identité du prochain chanceux à devenir l’agent 007. En attendant, Patrick Gibson (Dexter : Les Origines et The OA) s’est approprié le rôle de l’espion, mais pour le jeu 007 : First Light. « Le fait que James Bond soit de nouveau adapté en jeu vidéo, ça prouve encore plus qu’il reste une icône de la pop culture », souligne Laurent Perriot.

L'actualité Gaming

Ce nouveau titre développé par IO Interactive est un moyen de séduire un nouveau public. « Les très jeunes ne connaissent pas forcément James Bond, ajoute-t-il. Aucun film n’est prévu avant au moins deux ou trois ans. Donc ça fera quasiment 10 ans sans nouveau long métrage au cinéma. A l’époque, on en avait tous les deux ou trois ans. Ça nous permettait de garder un lien avec lui. Ce jeu vidéo est une excellente porte d’entrée au personnage. Surtout qu’il nous met dans la peau d’un James Bond jeune donc les nouvelles générations peuvent plus facilement s’attacher à lui. » Saura-t-il surpasser l’immense succès de GoldenEye sorti en 1997 ? Réponse aujourd’hui.