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AUTOMOBILEEn manque de pièces, l’usine Stellantis de Rennes encore à l’arrêt

Rennes : En manque de pièces, l’usine Stellantis encore arrêtée une semaine

AUTOMOBILEEn raison d’une rupture d’approvisionnement de boîtes de vitesses en provenance d’Asie, les 2.000 salariés seront au chômage partiel à partir du 27 novembre
L'usine Stellantis de Rennes tourne au ralenti en raison d'un manque de pièces détachées.
L'usine Stellantis de Rennes tourne au ralenti en raison d'un manque de pièces détachées.  - Fred Tanneau / AFP / AFP
Jérôme Gicquel

Jérôme Gicquel

«On a commencé le mois de novembre avec une semaine de chômage et on le finit avec une autre. » Délégué CFDT de l’usine Stellantis à Rennes, Laurent Valy ne cache pas ses craintes. Car depuis le début de la crise sanitaire, le secteur automobile avance au ralenti en raison d’une pénurie de pièces détachées qui grippe toute la chaîne.

Dans ce contexte tendu, les 2.000 salariés de l’usine bretonne, qui produit la Peugeot 5008 et la Citroën C5 Aircross, se sont retrouvés au chômage partiel pendant une semaine du 30 octobre au 5 novembre. Un arrêt qui était lié à un manque de disques de freinage en provenance de l’usine de Sept-Fons dans l’Allier. A la fin du mois, le site de La Janais sera de nouveau à l’arrêt forcé pendant une semaine en raison cette fois d’une rupture d’approvisionnement de boîtes de vitesses en provenance d’Asie.

« Incompréhension et ras-le-bol » chez les salariés

Selon le syndicaliste, l’impact financier sera « relativement maîtrisé » en raison d’un accord sur l’activité partielle de longue durée. Mais « l’inquiétude demeure sur l’activité du site en 2024 malgré les signaux positifs tels que l’accord de commercialisation du C5 Aircross MHEV », souligne Laurent Valy, déplorant aussi le rythme effréné quand l’usine tourne à plein régime.

« Quand on est présent, il faut produire avec des cadences soutenues et également des heures supplémentaires dans certains services, assure-t-il. Tout cela engendre beaucoup d’incompréhension et de ras-le-bol des salariés qui aspirent à de la stabilité. »

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