Tesla attaqué après l'ouverture controversée d'un nouveau showroom en Chine

CRITIQUES Un million de personnes issues de la minorité musulmane ouïghoure seraient internées dans des camps de travail forcé dans le Xinjiang, selon plusieurs ONG

20 Minutes avec Agence
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Une borne électrique chez un concessionnaire Tesla en Chine.
Une borne électrique chez un concessionnaire Tesla en Chine. — Lu Hongjie / Costfoto/Sipa USA

Le fabricant de voitures Tesla fait face à une vague de critiques après l’ouverture d’une succursale dans la ville d’Urumqi, située dans la région du Xinjiang (Chine). Après l’annonce faite le 31 décembre dernier, l’entreprise d’Elon Musk indiquait sur Twitter que son nouveau centre assurerait les ventes, le service et la livraison. Si cela a pu réjouir les aficionados chinois de la marque, de nombreux activistes ont appelé au boycott, rapporte la BBC.

Le pays de Xi Jinping est accusé d’exploiter dans cette région du nord-ouest de la Chine plus d’un million de Ouïghours, une population musulmane minoritaire. Plusieurs ONG avaient rapporté qu’un grand nombre d’entre eux étaient internés dans des camps de travail forcé. Ils feraient l’objet de mauvais traitements, voire de torture.

Le tour de vis des États-Unis

Des associations et personnalités politiques ont appelé Tesla à abandonner son nouveau point de vente. Dans un tweet, le sénateur conservateur de la Floride (États-Unis) Marco Rubio y voit une forme de caution aux actes imposés aux Ouïghours. « Des sociétés sans nationalité aident le Parti communiste chinois à couvrir le génocide et le travail forcé dans la région », décrit-il.



Le gouvernement chinois continue de réfuter ces accusations. Comme le relatait la radio canadienne CBC, la Chine expliquait que les camps étaient destinés à la formation professionnelle et à la lutte contre l’extrémisme. Mais la Maison-Blanche peine à y croire et a annoncé ce mardi 4 janvier la fin des importations de produits venus du Xinjiang, sauf s’il est prouvé qu’ils ne sont pas issus du travail forcé. Le constructeur automobile n’a, lui, toujours pas réagi aux critiques qui le visent.