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Quatre fournisseurs d’énergie épinglés par le médiateur national

Energie : « Les rattrapages de factures abusifs » pratiqués par quatre fournisseurs dénoncés par le médiateur national

Electricité dans l’airDans son dernier rapport, le MNE pointe que certaines sociétés sous évaluent, « parfois délibérément », « le montant des mensualités de leurs clients »
Rédaction 20 Minutes

Rédaction 20 Minutes

Certains fournisseurs d’énergie sous-évalueraient sciemment les mensualités de leurs clients, afin de demander des rattrapages de factures abusifs ? C’est ce que pointe du doigt le Médiateur national de l’énergie (MNE), dans son rapport annuel consulté par Le Parisien. Quatre fournisseurs bien connus sont épinglés par le rapporteur : Wekiwi, Engie, ENI et Ohm. Le MNE souligne en effet que ces derniers sous évaluent, « parfois délibérément », « le montant des mensualités de leurs clients ».

Différentes méthodes identifiées

Dans son rapport, le MNE fait part de deux méthodes différentes employées par les fournisseurs. La première consiste à ne pas être honnête sur les coûts réels, en faisant « miroiter de futures mensualités très alléchantes, mais qui ne correspondent pas à la réalité ». La deuxième entourloupe réside dans le fait que les fournisseurs « oublient » de mettre à jour l’évolution des tarifs de l’énergie, qui ont lieu plusieurs fois par an, avec des répercussions élevées sur les factures.

Les fournisseurs se défendent

Les fournisseurs épinglés contestent ces accusations. C’est notamment le cas d’Engie, par la voix de sa directrice du marché grand public. « C’est vrai que nous avons vu le volume de réclamations augmenter pendant la crise. Mais ces augmentations ont été temporaires, et en aucun cas nous ne procédons à des sous-évaluations de mensualités délibérées. »

Du côté d’Ohm énergie, son fondateur François Joubert met en avant le fort taux d’impayé sur les factures de régularisation, « de l’ordre de 30 % ». « On a donc plutôt intérêt à limiter le nombre de régularisations et leur ampleur », avance François Joubert.