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10 plantes d’extérieur courantes dangereuses pour votre chat

Chat : Ces 10 plantes d’extérieur courantes qui cachent un danger pour votre animal

Verdure mortelle•Jardins, balcons, terrasses et espaces horticoles peuvent abriter des plantes qui représentent, sans qu’on le sache, de sérieux risques pour le chat
20 Minutes avec agences

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L'essentiel

  • Plusieurs espèces végétales communes au jardin peuvent représenter un danger, parfois mortel, pour le chat.
  • Contrairement aux idées reçues le chat n’évite pas systématiquement des plantes dangereuses.
  • Les plantes les plus risquées doivent être proscrites et certaines précautions sont à prendre pour sécuriser les espaces extérieurs.

En France métropolitaine, les plantes ornementales des jardins, terrasses et balcons semblent généralement sans risque pour un animal de compagnie. Pourtant, plusieurs espèces couramment plébiscitées pour leur esthétisme ou leur fonctionnalité (structuration de l’espace, brise-vue, etc.) peuvent représenter un danger mortel pour le chat (et le chien).

On pense à tort que le félin va éviter par instinct une plante pouvant être toxique. L’ennui, la curiosité ou d’autres circonstances peuvent changer la donne et le chat peut tout à fait mâchouiller par inadvertance.

Il convient ainsi de connaître les espèces ou groupes d’espèces qui représentent un risque afin de pouvoir anticiper les aménagements pour réduire le plus possible les risques lorsqu’un chat rejoint le foyer.

Les euphorbes (Euphorbia spp.)

Très courantes dans les jardins et appréciées pour leur esthétique autant que pour leur rusticité, ces plantes aux couleurs et formes variées ont la particularité de contenir un latex blanc extrêmement caustique. Un simple contact, notamment dans les yeux ou sur une zone de peau nue, peut provoquer des conjonctivites sévères, des brûlures de la cornée et des ulcères cutanés. L’ingestion accidentelle de cette sève peut quant à elle engendrer des inflammations buccales, des vomissements ainsi que des diarrhées sanglantes.

Le laurier-rose (Nerium oleander)

Cet arbuste ornemental est un grand classique des jardins. Pourtant, c’est aussi l’une des plantes les plus toxiques de notre entourage. Toutes les parties de ce végétal (feuilles, tiges, sève, fleurs) contiennent des hétérosides cardiotoniques (notamment de l’oléandrine). Même une infime quantité représente un danger très sérieux. Une simple feuille séchée peut être à l’origine d’une intoxication très grave qui se traduit par des troubles cardiaques majeurs, des vomissements violents, des tremblements. Les cas les plus sévères peuvent se solder par un arrêt cardiaque entraînant la mort en très peu de temps.

Le muguet (Convallaria majalis)

Cet incontournable du printemps, largement commercialisé autour du 1er mai, peut également être planté au jardin. Néanmoins la plante contient des glucides toxiques dont l’ingestion peut être à l’origine d’une soudaine salivation excessive, de vomissements, de diarrhées ainsi que d’une chute brutale de la tension artérielle. Les symptômes les plus graves consistent en des troubles du rythme cardiaque qui peuvent être potentiellement mortels. Il faut d’ailleurs se méfier de l’eau du vase qui contient des tiges de muguet, car celle-ci peut aussi être toxique.

L’If commun (Taxus baccata)

Ce conifère est apprécié pour sa résistance (notamment face à une taille sévère) et à son feuillage persistant qui en font un choix très prisé dans la formation de haies brise-vue. Cependant, ses aiguilles, son écorce et ses graines contiennent toutes des alcaloïdes mortels (les taxines) que le chat peut absorber s’il ingère un morceau de la plante. L’intoxication est extrêmement sérieuse et rapide. Elle se traduit par l’apparition soudaine de troubles nerveux (tremblements, perte d’équilibre) et peut conduire au décès par arrêt respiratoire ou cardiaque.

Les aracées d’extérieur (Arum spp., Zantedeschia spp., etc.)

Ces plantes, souvent installées dans les zones ombragées, contiennent des cristaux d’oxalate de calcium en forme d’aiguilles microscopiques. Une morsure dans une partie du végétal provoque la projection de ces micro-harpons qui provoquent alors une douleur buccale fulgurante. Cela se traduit aussi par une hypersalivation avec parfois un œdème de la langue et/ou de la gorge, pouvant être un danger lié à l’obstruction des voies respiratoires.

Le rhododendron et l’azalée (Rhododendron spp.)

Ces éricacées qui se plantent sur sol acide (ou en pot) sont très populaires pour leur floraison spectaculaire qui illumine un jardin ou même un balcon. Ces espèces contiennent toutefois des grayanotoxines, concentrées notamment au niveau des feuilles et des fleurs. Si le chat mord ou ingère une de ces parties du végétal, il s’expose à une intoxication dont les symptômes principaux sont une faiblesse musculaire soudaine, une baisse de tension, ainsi que des crises convulsives. Les situations les plus critiques peuvent entraîner un coma et une paralysie.

Le buis (Buxus sempervirens)

Iconique dans les jardins à la française, le buis devient moins populaire du fait de certains risques liés à des parasites. Néanmoins, il reste un arbuste très apprécié pour son port solide et son feuillage persistant. On le retrouve régulièrement dans les jardins anciens pour délimiter et structurer des espaces. Ses feuilles et son écorce contiennent de la buxine, un alcaloïde stéroïdique toxique pour le chat. Son ingestion entraîne des troubles digestifs sévères qui peuvent être rapidement d’une atteinte du système nerveux central. Cela se traduit par un abattement profond, une perte d’équilibre, des convulsions et une paralysie.

Le lierre grimpant (Hedera helix)

Commune sur les vieilles bâtisses notamment, cette plante très utile aux écosystèmes est souvent prise, à tort, pour un parasite des arbres (quand elle les utilise seulement comme support de croissance). Les baies et les feuilles de cette espèce contiennent une concentration élevée de saponines triterpénoïdes. Ces composées peuvent entraîner une irritation forte du système digestif du chat si ce dernier ingère une partie du végétal. Cela se traduit par une hypersalivation, des vomissements ou encore des diarrhées. À forte dose, les symptômes peuvent aussi comprendre des troubles nerveux (tremblements ou paralysie de l’arrière-train).

Les bulbes de printemps (tulipes, narcisses, hyacinthes, etc.)

C’est notamment au moment de l’installation de ces bulbes qu’il faut se méfier d’un chat trop curieux qui essaierait de goûter ces éléments étranges. En effet, ces plantes contiennent des alcaloïdes (comme la lycorine) et des substances irritantes au niveau du bulbe, de la tige et aussi des fleurs. Une ingestion peut être à l’origine de brûlures buccales qui engendrent une hypersalivation soudaine. Le chat peut également être pris de vomissements répétés, de coliques et être victime de troubles cardiaques.

Le cycas du Japon (Cycas revoluta)

Avec sa silhouette ultra-graphique et son port qui évoque les tropiques, ce faux-palmier est un best-seller de jardinerie. Utilisée aussi bien en pleine terre dans l’aménagement du jardin que pour verdir une terrasse quand elle est en pot, cette plante ornementale est un vrai danger pour le chat. Elle contient de la cycasine, très toxique pour le foie, et de la bêta-N-méthylamino-L-alanine, notamment dans les graines. Une à deux suffisent pour tuer un animal. L’ingestion accidentelle nécessite des soins immédiats. Les symptômes incluent des troubles digestifs, nerveux ainsi que des atteintes hépatiques (jaunisse et troubles de la coagulation).

Agir vite

Ainsi, avant même l’adoption d’un chat, il convient de faire le point sur les espèces de plantes installées à l’extérieur afin de proscrire les plus dangereuses. Des aménagements peuvent être envisagés pour limiter certains accès, mais il faut prendre en compte les fortes capacités acrobatiques du chat. La mise à disposition d’alternatives non dangereuses (herbe à chat) permet également à l’animal de répondre à certaines pulsions et besoins sans s’exposer à des dangers mortels.

Dans tous les cas, si des symptômes soudains apparaissent ou que vous suspectez simplement l’ingestion d’une plante toxique par votre chat, il faut réagir sans tarder et se rapprocher du vétérinaire le plus proche ou contacter un Centre Antipoison Animal (réponse gratuite de 8h30 à minuit, 7 J/7).