Roland-Garros 2013: Gaël Monfils, le retour en force
TENNIS – Le Français crée l'exploit au premier tour de Roland-Garros en sortant le sixième joueur mondial, Tomas Berdych…Romain Baheux avec Antoine Maes
Gaël Monfils s’est bien trompé. Dimanche, le Français pensait être juste physiquement et ne pas pouvoir tenir l’intensité d’une rencontre en trois sets. Lundi, il a sorti l’un de ses plus grands matchs sur le central de Roland-Garros pour dégoûter le sixième joueur mondial, le Tchèque Tomas Berdych (7-6, 6-4, 6-7, 6-7, 7-5), en plus de quatre heures de jeu. «Ce matin, j’étais toujours un peu inquiet, glisse-t-il. Je ne m’attendais pas à tenir si bien le coup.»
Il y a quelques mois, cet exploit relevait du fantasme tant le Français errait au-delà de la centième place du classement ATP, tracassé par les blessures. Forfait l’an dernier à Roland-Garros, Monfils s’est reconstruit dans des lieux délaissés par les meilleurs du circuit. Vainqueur du tournoi Challenger de Bordeaux puis finaliste à Nice ce week-end, il arrivait, invité par les organisateurs de Roland-Garros, sur une pente ascendante du côté de la porte d’Auteuil. Mais pas de là à l’imaginer battre un membre du Top 10 au bout d’un tel marathon. «Ce succès là est différent, raconte-t-il. J’ai travaillé, j’ai cru en moi. J’ai fait des choses que je me pensais incapable de faire. Il y a de la magie là-dessous.»
Il y a quelques mois, cet exploit relevait du fantasme tant le Français errait au-delà de la centième place du classement ATP, tracassé par les blessures. Forfait l’an dernier à Roland-Garros, Monfils s’est reconstruit dans des lieux délaissés par les meilleurs du circuit. Vainqueur du tournoi Challenger de Bordeaux puis finaliste à Nice ce week-end, il arrivait, invité par les organisateurs de Roland-Garros, sur une pente ascendante du côté de la porte d’Auteuil. Mais pas de là à l’imaginer battre un membre du Top 10 au bout d’un tel marathon. «Ce succès là est différent, raconte-t-il. J’ai travaillé, j’ai cru en moi. J’ai fait des choses que je me pensais incapable de faire. Il y a de la magie là-dessous.»
Pour son père: «il fait son possible pour gagner Roland-Garros»
Le Français a surpris tout le monde. On le pense flancher dans le cinquième set à cause de la fatigue accumulée? Il finit le match en trombe. On le pense fini quand Berdych le met en difficulté au milieu de l'ultime manche? Il sauve quatre balles de break pour empocher le jeu. Un mental qu’il devra confirmer face au Letton Ernests Gulbis au deuxième tour.
Sans entraîneur après avoir tenté l’expérience avec Eric Winogradsky, Monfils a surtout compté sur le soutien de sa famille pour aborder la quinzaine parisienne. Arrivé vendredi de Guadeloupe pour le soutenir, son père Rufin a quasiment fait office de coach pour préparer le rendez-vous contre le Tchèque.
«Moi aussi, j’avais très peur parce qu’il est fatigué mais c’est le mental qui a fonctionné», explique Monfils Senior, bavard à l’heure d’expliquer la réussite de son fils dans le tournoi parisien. «Quand il était petit, qu’on l’emmenait ici, il disait toujours "moi, je veux gagner ça". Et en grandissant, ce n’est pas parti. Il fait tout son possible pour gagner Roland-Garros.» Pour le moment, c’est suffisant pour passer un 1er tour.



















