• Les Rouge et Noir doivent à tout prix s’imposer pour continuer à croire en un quart de finale.
  • Yann David et ses coéquipiers ne doivent pas laisser la sinistrose s’installer.

Un match de Challenge européen, un jeudi à 20 h 45… A priori, pas de quoi faire rêver un supporter. Et pourtant, ce Stade Toulousain - Lyon est plus important qu’il n’en a l’air.

Une rencontre décisive pour la qualification. Un nul chez les Anglais de Sale (20-20) puis une défaite à domicile face aux Gallois de Cardiff (15-17). Pour débuter une compétition européenne, on a vu mieux. « L’an dernier, nous étions à peu près dans la même configuration et nous avions réussi à nous qualifier, rappelle Ugo Mola. La double confrontation face au LOU sera décisive [ce jeudi puis le 16 décembre à Lyon] ». Les cinq vainqueurs de poule et les trois meilleurs deuxièmes participeront aux quarts de finale.

En 2016-2017, lors de la Champions Cup, la grande sœur du Challenge, Toulouse avait commencé par un revers au Connacht (23-21), en Irlande, puis lâché un nul contre les Anglais des Wasps (20-20) à Ernest-Wallon. Mais il y avait alors le faible club italien des Zebre dans la poule…

Un match essentiel pour vaincre la sinistrose. Les Rouge et Noir sont encore sous le choc de la gifle que Castres est venu leur infliger samedi en Top 14 (31-41). En face, les Lyonnais, sensations du début de saison, restent sur quatre revers de rang… dont un à domicile contre le Stade Toulousain (9-17), le 26 novembre. « Ces deux matchs de Coupe d’Europe doivent permettre de remettre les idées en place », lâche Mola.

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« La défaite contre Castres a fait mal à la tête, complète le jeune Romain Ntamack, titulaire à l’ouverture ce jeudi. Je sens qu’on va faire un très, très bon match pour nous rattraper. »

Des places à prendre pour la suite. Par rapport aux vaincus de Castres, seuls le centre Yann David et l’ailier Yoann Huget, aligné cette fois à l’arrière, conservent leur place de titulaire. Des jeunes (Ntamack, Tolofua…) et des éléments en manque de temps de jeu pour diverses raisons (Poi, Mjekevu, Doussain, Axtens, Madaule…) sont relancés.

« Il faudra voir les capacités de certains à se montrer, lance Mola. Est-ce que ces joueurs auront leur carte à jouer  ? Plus que jamais  ! » En face, le LOU fait aussi tourner. Le demi de mêlée Jonathan Pélissié est le seul « survivant » du revers de samedi à Toulon (39-11).