01:16
PSG-Anderlecht: Triplé, célébration, ballon du match... C'était quoi cette soirée de folie, Kurzawa?
FOOTBALL•Layvin Kurzawa a mis tout le monde d'accord contre Anderlecht, mais n'a pas pu s'empêcher de flamber...William Pereira
Au Parc des Princes,
Tupac par-ci, maillon faible par-là… À force de se faire pourrir dans tous les sens, il fallait bien que ça arrive : Layvin Kurzawa a fermé tous les clapets du monde (juste pour un soir, on se calme) en y allant de son triplé au Parc des Princes mardi soir au grand dam d'Anderlecht. L’ancien joueur de Monaco est accessoirement le premier défenseur à réaliser une telle prouesse en Ligue des champions. Il y a de quoi poser l’index sur la bouche, oui. Et pour tout vous dire, on ne comprend toujours pas comment tout ceci a pu arriver. Au vu de la tournure des événements, on s’attendait à voir un festival de banderilles plantées par Neymar, le Brésilien étant monté en puissance au fil des minutes, mais certainement pas un hat-trick du Kurz.
Il est venu, il a vu, il a tracé sa route sans dire bonsoir
Tout naturellement, nous autres journalistes - même les Brésiliens conquis par « o Layvin » - attendions donc le messie entassés en zone mixte comme des usagers de la ligne 13 du métro parisien entre Place de Clichy et Saint-Lazare afin d’obtenir une réponse satisfaisante. En vain.
L’international français s’est contenté de passer devant nous, tête levée, le regard au loin et, surtout, ballon du match dédicacé par ses coéquipiers sous le coude. Flambeur. Un peu plus et il s’arrêtait pour nous rejouer le « chut ». L’attitude du bonhomme aura eu le don de sidérer l’un de nos confrères brésiliens, qui pour une fois attendait autre chose que Neymar : « putain, c’est incroyable. C’est incroyable. » A sa décharge, Verratti ne s’est pas non plus arrêté. Mais il a au moins eu la politesse de parler même si c’était pour nous lancer un guère convaincant « je dois partir ».
La revanche d’un homme
Soit. Acceptons l’humeur du bonhomme. Il était, avec Mbappé, celui que beaucoup voulaient voir débuter sur le banc mardi soir. Normal qu’il savoure sa revanche à sa manière. « Il était content et très calme. On lui a signé le ballon du match. Nous aussi on est contents pour lui. Il a beaucoup été critiqué et aujourd’hui il a montré qu’il était là », a confié Alphonse Areola, premier Parisien à s’être arrêté pour parler. Quelque part, on préfère voir Kurzawa célébrer son triplé avec le doigt sur la bouche, faire des câlins au poteau de corner et nous snober plutôt que d’éventuellement entacher sa copie parfaite en venant dire le mot de trop en zone mixte. D’autant qu’il avait rapidement parlé au micro de beIN Sports au coup de sifflet final.
« « C’était pour tout le monde, c’était sous le coup de l’émotion que je l’ai fait. Je travaille à l’entraînement tous les jours, le résultat s’est vu ce soir. » »
Et puis au fond, comme Adrien Rabiot l’a si bien dit : « sa célébration ? (Il sourit) Il fait ce qu’il veut. En tout cas on est très content pour lui. Ça faisait un mois qu’il ne marquait pas. Et quelque part, le fait qu’un latéral soit capable de marquer trois buts, ça prouve que l’équipe a un très grand potentiel offensif », a-t-il analysé. Et du coup on a la réponse à notre question initiale : son triplé, Kurzawa le doit en grande partie à une prestation collective de grande envergure. « Je marque un triplé grâce à mes coéquipiers, je suis très content », a confirmé l’intéressé, toujours sur beIN. On ne pourra quand même pas lui enlever le mérite d’avoir été trois fois au bon endroit, au bon moment. « J’ai repris un peu de confiance. J’espère que je vais continuer », a-t-il conclu. On te le souhaite dans tous les cas.


















