Miroslav Klose et David Luiz lors de la demi-finale Allemagne Brésil le 8 juillet 2014 à Belo Horizonte
Miroslav Klose et David Luiz lors de la demi-finale Allemagne Brésil le 8 juillet 2014 à Belo Horizonte - Adrian Dennis AFP

Verra-t-on 48 équipes au Mondial 2026 ? Réponse mardi avec une réunion de la Fifa où son président Gianni Infantino, partisan d'un élargissement, joue sa crédibilité.

La trentaine de membres du Conseil de la Fifa, le gouvernement du football mondial, doivent trancher entre plusieurs options:
- soit le statu quo à 32 équipes
- soit un format à 40 équipes (avec une version de 8 groupes de 5 et une autre de 10 groupes de 4)
- soit deux formats à 48 équipes.

Dans la première version à 48, il y a un play-off entre 32 équipes dont les 16 vainqueurs rejoindraient 16 équipes déjà qualifiées. Le second projet à 48, le préféré d'Infantino, prévoit 16 groupes de 3, dont les deux premiers accèdent aux 16es de finale, inédits.

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Le Mondial, compétition reine du sport roi, va-t-il connaître une nouvelle révolution ? Depuis sa première édition en 1930 en Uruguay, avec 13 sélections, il a beaucoup évolué, au rythme du développement de la société de consommation et de communication.

Le pognon, toujours le pognon

En 1982 en Espagne, le Mondial est ainsi passé de 16 à 24 équipes puis à 32 en 1998 en France. Aujourd'hui, pour convaincre de l'utilité de passer à 48 équipes, Infantino avance des arguments massues: plus de pays auraient une chance de sa qualifier, l'intérêt sportif en serait donc accru. Et dans le même temps, avec plus de rencontres et plus de pays impliqués, le Mondial générerait plus de revenus.

Selon un rapport confidentiel de la Fifa, un Mondial à 48 équipes rapporterait 640 millions de dollars supplémentaires (605 M EUR) par rapport aux prévisions du Mondial 2018 en Russie à 32 équipes.

Les revenus des droits de télévision progresseraient de 505 M USD et ceux du marketing de 370 M USD, selon cette même analyse transmise aux membres du Conseil.

Dans le même temps, les coûts d'organisation augmenteraient certes mais le tournoi pourrait encore se dérouler dans 12 stades, comme en 2018. Cependant, les projections de la Fifa sont à prendre avec des pincettes. Les objectifs du Mondial en Russie semblent déjà difficiles à atteindre puisque deux parraineurs majeurs n'ont pas été remplacés.

Un format élargi, et notamment l'option à 48 équipes avec 16 groupes de 3, révélée début décembre par l'AFP, suscite des critiques. Le président de l'UEFA, le Slovène Aleksander Ceferin a déploré fin décembre manquer «d'informations de la Fifa», estimant que le système actuel à 32 équipes «marche».

Les petits pays sont pour

L'Association des clubs européens (ECA), présidée par l'ex-international allemand Karl-Heinz Rummenigge, affiche son opposition, invoquant un calendrier déjà trop chargé pour les joueurs. Si l'Afrique ou l'Asie et les «petits» ont beaucoup à gagner d'un format élargi, comme lors du dernier Euro en France, il faut encore convaincre les indécis.

Et pour ce faire, l'ancien bras droit de Michel Platini à l'UEFA comptera une fois de plus sur les glorieux anciens, qu'il a réunis au sein de l'équipe des «Légendes». Ils se produiront dans un match lundi matin au siège de la Fifa, devant la presse mondiale et à la veille d'une réunion cruciale.

Parmi eux, l'attaquant camerounais Samuel Eto'o ou l'ancien champion du monde français David Trezeguet qui ont déjà dit tout le bien qu'ils pensaient d'un Mondial à 48. «Faites-le pour les pauvres, pour ceux qui n'ont pas tout le temps la chance de disputer une Coupe du monde !», a lancé récemment Eto'o à l'adresse d'Infantino. Passe décisive?

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