Ligue des champions : Aulas voit la France rattraper l’Italie avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réforme
FOOTBALL•Le boss de l'Olympique lyonnais estime que la Ligue 1 peut rattraper la Serie A à court terme...W.P., avec AFP
a des projets pour la Ligue 1. Des projets sans doute un poil trop ambitieux. Le président de a profité d’une nouvelle interview pour redire son soutien à la nouvelle réforme et annoncer qu’il était confiant à l’idée de voir la France rattraper l’Italie sur le court terme.
« Il faut se mettre en position de rattraper l’Italie »
« Nous avons trois clubs français cette année en C1 et nous pouvons remonter au 4e rang de l’indice UEFA pour avoir ainsi quatre clubs directement qualifiés. Il faut se mettre en position de rattraper l’Italie. C’est l’année ou jamais car l’Italie n’a que deux représentants cette saison en Ligue des champions, contre trois pour la France », a déclaré Jean-Michel Aulas.
Faut-il vraiment partager l’optimisme du boss de l’OL ? Difficile à dire. Pour la simple et bonne raison que les calculs d’Aulas reposent sur des hypothèses et non des chiffres déjà acquis. Car si l’on prend en compte l’indice UEFA actuel, la seule chose que l’on peut constater, c’est que la Serie A peut regarder notre Ligue 1 de très haut.
Paris doit passer les quarts de C1 et se faire aider par les autres clubs français
Certes, et comme le dit Aulas, « la réforme, c’est à échéance 2018-2021, ce n’est pas pour demain », mais il faudrait à la France des saisons européennes nettement au-dessus des précédentes moutures pour avoir le droit de rêver. En gros, il faut que Paris passe les quarts en C1 et que Lyon et Monaco (ou les autres éventuels représentants) soient plus réguliers. Sachant qu’en face, la Juventus déçoit rarement et que des équipes comme Naples, la Roma ou la Fiorentina affichent une régularité à toute épreuve, on est en droit d’être pessimiste.
Des gains économiques
Mais d’après Jean-Michel Aulas, quatrième ou pas, la France sortira quoi qu’il arrive gagnante de cette réforme.
« Il y aura un indice de performance individuel sur dix ans et cela favorisera les clubs français. Une partie des revenus ira aussi vers l’Europa League. Avec cette refonte, un club comme le PSG aurait perçu 96 millions d'euros la saison dernière au lieu de 46-48 et l’OL 46 millions d'euros au lieu de 40 », note le patron de l’Olympique lyonnais. C’est toujours ça de pris.


















