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Ligue des champions: Tout ce qui peut arriver au PSG et à Lyon lors du tirage au sort

Ligue des champions: Tout ce qui peut arriver au PSG et à Lyon lors du tirage au sort

FOOTBALLLe PSG et l'OL seront fixés sur leur sort ce jeudi...
N.C. et J.L.

N.C. et J.L.

C’est un moment toujours autant attendu. Ce jeudi, sur les coups de 17h45, aura lieu le tirage au sort des groupes de la Ligue des champions. Le PSG et Lyon vont connaître leurs adversaires. A 20 Minutes, on a imaginé ce que pourraient être le meilleur et le pire tirage pour nos deux représentants. Avec, en bonus, celui qu’on aimerait beaucoup voir sortir des chapeaux. On compte sur toi, Gianni Infantino.

Gianni Infantino, l’homme qui ne se lassait jamais des tirages au sort. - FABRICE COFFRINI/AFP

Pour le PSG

Le meilleur tirage : Porto, Olympiakos, Dinamo Zagreb

Porto : Il faut toujours se méfier des Portugais, certes, mais ce n’est pas non plus un Iker Casillas en pré-retraite qui va empêcher Cavani, aka l’homme qui ne marque qu’en Ligue des champions, de planter. Et puis l’avantage avec Porto, c’est qu’on peut même préparer son mercato en prenant contact avec la dernière perle brésilienne dénichée par le staff de Pinto da Costa.

Olympiakos : Le club espérera juste ne pas se faire humilier devant ses supporters, comme il y a deux ans (victoire 4-1 du PSG au stade Karaïskaki). Du coup, un bon petit 2-0 là-bas passera tout seul.



Dinamo Zagreb : Il maîtrise à la perfection l’enchaînement « je suis champion de Croatie-je me prends des pilées en Europe en début de saison suivante » depuis 10 ans (souvenez-vous le 7-1 infligé par l’OL). Et ce n’est pas avec Paulo Machado comme arme numéro 1 que ça devrait changer.

Le pire tirage : Atlético Madrid, AS Rome, Apoel Tel Aviv

Atlético Madrid : Ah là, on rigolerait un peu. Habitué à des phases de groupe plutôt tranquilles, le PSG saurait cette fois d’entrée ce qu’il a dans le ventre. Quoi de plus enquiquinant pour un coach que se frotter à l’Atlético version Diego Simeone, qui fait tourner en bourrique le Barça et le Real depuis trois ans ? Pas grand-chose. Ah si, se faire piquer son poste en fin de saison par son adversaire, ce qui pend au nez de Lolo Blanc s’il n’atteint pas au moins la finale de la Ligue des champions cette saison.

AS Rome : Si elle peine à finir à moins de 20 points de la Juventus en Série A, la Roma de Rudi Garcia reste un sérieux client. La moyenne d’âge est certes supérieure à celle d’un service gériatrie d’un hôpital de la Creuse, mais la bande des Totti, Keita, De Rossi, Maicon et De Sanctis, dans un bon jour, est capable de tout. Surtout si Pjanic, Strootman et Gervinho sont de service pour les aider à sortir du lit.



Apoel Tel Aviv : Pour achever ce premier tour tout en frissons de la peur, la simple évocation du nom de Tel Aviv, même si c’est l’Apoel et non le Maccabi, suffirait à rappeler de très mauvais souvenirs au club et à tous ses supporters. Non, vraiment, pas une bonne idée.

Le tirage qu’on a envie de voir : Manchester United, FC Séville, Malmö

Manchester United : Imaginez, MU-PSG, match décisif pour la première place du groupe. Angel Di Maria, revenu au top et qui vient d’envoyer Mathieu Bodmer à l’hôpital face à Nice en championnat - fracture du coccyx en voulant suivre un démarrage de l’Argentin -, traverse le terrain en laissant toute la défense sur place, ajuste De Gea et va tranquillement se rouler devant van Gaal pour fêter le but de la victoire. Voilà, c’est tout. Enfin, ça et puis le fait de suivre une conférence de presse du « désosseur d’Amsterdam », capable de descendre sa recrue vedette en trois secondes juste après son premier match de préparation.

FC Séville : Vous voyez l’Inter de Mourinho ? Oui oui, cette équipe qui joue à 9 dans sa surface et qui gagne tout à la fin… Et bien Le FC Séville, c’est tout l’inverse. Des soirées rythmées, du jeu, des buts, et une réputation de perdant magnifique qui font la beauté du foot. Pour ne rien enlever, jouer les Espagnols permettrait de prendre quelques nouvelles de Kolodziejczak, Kakuta et Gameiro. Allez, on vous met même N’zonzi dans le lot. On ne sait pas ce qu’il vous faut de plus.

Malmö : Rien que pour admirer l’hommage du club de ses débuts à Zlatan Ibrahimovic. Et voir le Suédois en claquer cinq pour fêter ça. « Zlatan ne se souvenait plus qu’il avait joué dans un club si petit, désolé. » Non non, pas de soucis.

Pour Lyon

Le meilleur tirage : Zenith Saint-Petersbourg, Valence, La Gantoise

Zénith Saint-Petersbourg : Avec les Russes c’est toujours la même chose. Ça lève le coude gaiement en arrivant, ça parle fort, et ça s’écroule avant tout le monde. Fort de son recrutement quatre étoiles (Garay, Witsel, Hulk), le Zénith est censé marcher sur l’Europe depuis trois ans ? Il permet surtout aux clubs français de se refaire la cerise. Monaco l’an passé, Auxerre il y a quelque temps, Lyon cette saison ?

Valence : Monaco est passé à la trappe, d’accord, mais on n’écrirait pas la même histoire si le penalty sur Martial avait été sifflé à l’aller. Le nouveau laboratoire à expérience de Jorge Mendes est en plein développement, et il connaît encore quelques imperfections. C’est fragile derrière - en attendant Abdennour - et talentueux devant. Bref, comme Lyon en un peu mieux. Il y a match.

La Gantoise : C’est sans doute un complexe de supériorité mal placé, mais on a du mal à voir un club de la Jupiler Pro League venir taper l’OL à Gerland. Ni où que ce soit d’ailleurs. Ou alors ça veut dire que les Fournier Boys sont tombés très bas. Au moins aussi bas que face à Rennes, c’est ça.

Le pire tirage : Bayern Munich, Real Madrid, Wolfsburg

Bayern Munich : Dans la mémoire collective lyonnaise, le Bayern, c’est les coups de canon de Govou et le plus beau coup-franc ever de Juninho en Europe. Bon, c’est aussi une humiliation en demi-finale de C1, mais c’est un détail. Tout ça pour dire que ça ferait un peu trop d’optimisme mal placé et de papiers osés, du genre « Cornet, joue là comme Sydney », pour en prendre cinq à l’Allianz Arena en décembre.



Real Madrid : Le syndrome est le même. Avant, Lyon, c’était ce petit village qui résistait encore et toujours au géant madrilène. Maintenant, chaque confrontation ne sert qu’à inverser les bilans. La dernière fois ? 4-0 et 2-0. Alors à part pour la standing ovation annuelle à Karim, c’est non.

Wolfsburg : L’adversaire-le-plus-dangereux-parce-que-tu-crois-que-tu-peux-le-battre-et-en-fait-non. Bien sûr, les loups de Volkswagen n’auront pas la même tronche avec ou sans De Bruyne, mais on sait tous ici que le 2e de Bundesliga taloche le 2e de Ligue 1 sans problème. Et personne n’a envie de voir ça.



Le tirage qu’on a envie de voir : PSV Eindhoven, Manchester City, Apoel Nicosie

PSV Eindhoven : Séquence nostalgie, suite et fin. Si Lyon a déjà vengé le fameux penalty de Nilmar en fessant les Hollandais avec un double contact de Fred au passage, qui n’a pas envie de voir tous les médias français se précipiter sur leur (petit) répertoire de contacts pour essayer de gratter une interview du Brésilien avant le déplacement aux Pays-Bas ? Promis, on s’engage à essayer chez nous si les boules nous sourient.

Manchester City : Soyons honnêtes, personne n’a vraiment envie de tirer City. Pas tellement parce que c’est fort, juste que ça ne fait pas rêver. Le couloir Sagna-Nasri, on a déjà assez donné. Non, là, on pense investissement pour le futur. Si Lacazette est assez intelligent pour planter 1 ou 2 pions là-bas, c’est jackpot assuré pour Jean-Mimi. 50 millions au bas mot l’an prochain.

Astana : Voir Astana en Ligue des champions, c’est étonnant, mais après tout, on disait la même chose des Khazakhs quand ils se sont mis au vélo et ils n’ont pas mis trois ans à gagner le Tour de France. A ce propos, l’abandon de Nibali sur la Vuelta est intrigant. A-t-il décidé de se ménager pour occuper la pointe de l’attaque d’Astana en C1 ? On aimerait bien voir ça contre l'OL.