Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Tour de France 2013: Marcel Kittel, le «gentil sprinteur» s’empare du jaune

Tour de France 2013: Marcel Kittel, le «gentil sprinteur» s’empare du jaune

CYCLISME – L’Allemand a remporté la première étape en sprint à Bastia…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Bastia (Haute-Corse),

Il a regardé à droite, à gauche, puis a pensé que c’était son jour de chance. Un sprint d’une étape complètement plate à disputer sans Mark Cavendish, Peter Sagan ou André Greipel, c’est un luxe qui revient très rarement dans une carrière de sprinteur. Marcel Kittel (Argos-Shimano) ne s’est pas fait prier, a profité du chaos ambiant et a réglé le sprint dans la ligne droite sur le front de mer de Bastia. Quelques centaines de mètres d’un ultime effort pour remporter la première étape de ce centième Tour de France et de s’emparer du maillot jaune par la même occasion.

Pour son directeur sportif, «garder le jaune dimanche soir, c’est presque mission impossible»

Contraint à l’abandon par une gastro-entérite sur la Grande boucle l’an dernier, Kittel en a surtout profité pour régler ses problèmes avec les grands tours - il n’avait jusqu’ici remporté qu’une seule victoire sur le Tour d’Espagne en 2011. Parmi les plus réguliers des sprinteurs du peloton, le coureur de la formation néerlandaise a plus souvent l’habitude de lever les bras au Tour de Turquie ou au Grand Prix de l’Escaut. «Il va être libéré dans sa tête, pense Christian Guiberteau, directeur sportif d’Argos-Shimano. Il a énormément gagné partout. Là c’est sur le Tour, ça va lui faire du bien.»

Soufflé «par le plus beau jour de sa vie», Kittel, pur produit de l’école de sprint allemande, détonne au milieu des autres sprinteurs. «Il est très respectueux et gentil, poursuit son directeur sportif. Ce n’est pas un pitbull comme d’autres sprinteurs du peloton.»

Dimanche, sa tunique dorée va être menacée dans la délicate étape entre Bastia (Haute-Corse) et Ajaccio (Corse-du-Sud), marquée par l’ascension d’une difficulté de deuxième catégorie, le col de Vizzavona. «Ca sera presque mission impossible», souligne Christian Guiberteau. «Ce n’est pas un profil d’étape qui me plaît mais je ne veux pas y penser pour le moment», glisse l’Allemand. Qui pourra au moins savourer d’être le premier porteur du Jaune sur le centième Tour.