Samir Nasri  lors de la défaite de l'Equipe de France 2-0 face à l'Espagne lors de l'Euro 2012, le 23 juin.
Samir Nasri lors de la défaite de l'Equipe de France 2-0 face à l'Espagne lors de l'Euro 2012, le 23 juin. - C.PLATIAU/REUTERS

La rédaction sport

De notre envoyé spécial en Ukraine

La scène a terriblement surpris. Alors qu’un journaliste demandait à Samir Nasri une réaction après la défaite de la France face à l’Espagne en zone mixte, le milieu de terrain des Bleus s’est énervé en estimant que les journalistes, notamment après l'histoire du but face à l'Angleterre, lui cherchaient toujours des noises. Comprenant que le meneur de City ne s'arrêterait pas pour parler au micro, le journaliste lance:

Journaliste: "Eh ben casse-toi, alors..."
Nasri:  "Tu me dis casse-toi? Viens on va régler ça la-bas...
Journaliste: "C’est ça…"
Nasri: "Va te faire enculer, va niquer ta mère, sale fils de pute. Va te faire enculer, comme ça tu pourras dire que je suis mal élevé."

Dimanche, Noêl Le Graët, le président de la FFF, a qualifié «d'intolérables» les propos du joueur. «Je comprends qu’il y ait des réactions négatives. Samir est à fleur de peau, il a envie de bien faire, mais il n’arrive pas à dominer ses pulsions. La presse ne l’a pas défoncé à ce point. Quand il ne fait pas de bons matchs, c’est normal qu’on le dise. En équipe nationale, il a très bien joué lors du 1er match face à l’Angleterre (1-1) et après il a eu des paroles malheureuses», explique Le Graët à RMC. Le patron de la fédération a prévu de rencontrer le journaliste pour entendre sa version des faits.

Quant à Laurent Blanc, c'est dans l'émission Téléfoot, dimanche matin, sur Téléfoot, qu'il a donné son avis. «Il y a surtout un problème Samir Nasri avec la presse. C'est regrettable mais le vrai problème est avec la presse, assure le sélectionneur de l'équipe de France. La réalité des propos est là. Ce sont des propos très violents. Il y a un manque de respect vis-à-vis d'un journaliste. Mais le journaliste n'a pas tellement de respect non plus à un moment», a ajouté Laurent Blanc.