"Une affaire classique dans un monde peu classique": Cinq mois de prison avec sursis ont été requis jeudi à Versailles contre l'ancien international de football Claude Makelele, le parquet soutenant qu'il a frappé son ex-petite amie Thandi Ojeer en 2010.
"Une affaire classique dans un monde peu classique": Cinq mois de prison avec sursis ont été requis jeudi à Versailles contre l'ancien international de football Claude Makelele, le parquet soutenant qu'il a frappé son ex-petite amie Thandi Ojeer en 2010. - Bertrand Langlois afp.com

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Cinq mois de prison avec sursis ont été requis ce jeudi à l'encontre de l'ancien international de football Claude Makelele, accusé par son ex-petite amie britannique, Thandi Ojeer, de «violences» commises en octobre 2010.

L'avocat du footballeur, Me Arnaud Péricard, a évoqué «un cas de légitime défense», lors de l'audience où l'actuel entraîneur-adjoint du Paris-SG, âgé de 39 ans, n'était pas présent, invoquant un «impératif professionnel» dans une lettre à la cour. La procureur Béatrice Bruchère a évoqué une «affaire classique dans un monde peu classique» et demandé au tribunal d'assortir la peine de Claude Makelele d'une mise à l'épreuve et de l'obligation d'indemniser la jeune femme.

Légitime défense

A l'audience, Thandi Ojeer a raconté s'être présentée au domicile du finaliste du Mondial-2006, quatre mois après leur rupture, afin de récupérer, après de nombreux appels, des effets personnels d'une valeur de «30.000 euros». «Claude a ouvert la porte et je lui ai dit que je voulais juste récupérer mes vêtements», a déclaré l'élégante jeune femme. «Il m'a poussé en arrière, je me suis accroché à lui pour ne pas tomber. Il m'a frappée au visage, j'étais sonnée.»

L'avocat de l'ex-footballeur, Me Arnaud Péricard a plaidé: «Cette femme entre dans la maison sans y être invitée, donc M. Makelele se défend et c'est lui qui appelle la police pour empêcher Mme Ojeer d'entrer. (...) C'est très clairement un cas de légitime défense», a-t-il jugé. Le tribunal correctionnel de Versailles rendra son jugement le 13 septembre. Claude Makelele avait de son côté également porté plainte pour intrusion à son domicile et agression. Selon l'avocat de la jeune femme, Me Stanislas Panon, cette plainte n'a «pas eu de suite».