Dans la tête de Paul-Henri Mathieu
Tennis « Intérieur Sport » a suivi PHM de sa convalescence jusqu'à son premier succèsFloréal Hernandez
Paul-Henri Mathieu se livre hors court. Sur les conseils de son pote Nicolas Mahut à qui Canal+ avait consacré un documentaire après son match marathon à Wimbledon contre Isner, l'ex-n°12 mondial a contacté l'équipe d'« Intérieur Sport » pour leur proposer de le suivre après son ostéotomie tibiale, en mars 2011. « Souvent [dans les reportages], on met en avant les tournois, les beaux hôtels et l'argent. Je voulais montrer ce qu'il y a derrière un joueur quand il est confronté à une blessure », nous expliquait PHM, fin janvier.
« On a bien sûr dit oui », avoue Sébastien Heulot, spécialiste tennis de la chaîne cryptée, qui a suivi pas à pas le Strasbourgeois. « On a débuté le tournage une semaine après son opération », raconte le journaliste.
67 h de rush, 26' de docu
De mars 2011 à février 2012, les rencontres sont régulières. Particulièrement quand il y a de l'inédit. « On a assisté à toutes les premières dans son processus de guérison : première radio après l'opération, première prise de raquette la jambe dans le plâtre et posée sur un banc, premier jour de rééducation à Saint-Raphaël, premier match à Heilbronn, première victoire à Montpellier, etc. », énumère Heulot.
Au final, le journaliste totalise 67 h de rush pour un docu de 26 minutes. Parmi les témoins, le Docteur Montalvan qui a suivi PHM, son entraîneur Thierry Champion, Mahut, Quiterie, sa compagne, et ses parents. PHM s'est, lui, confié sur 1 h 30 au terme du tournage. « De temps en temps, il se laisse dominer par les émotions, confie Heulot. C'est vraiment quelqu'un de courageux car il a souffert. Des moments difficiles, il en est toujours ressorti avec le sourire malgré le doute et la douleur. »
Le journaliste est persuadé que Mathieu va réussir son retour sur le circuit ATP. « Quand il va retrouver son physique, il sera aussi fort voire plus grâce à l'opération. Il manque à Paulo un résultat en Grand Chelem, un quart de finale. Il sait que c'est possible. Il se donne les moyens pour ne pas avoir de regrets. »


















