Frédéric Nimani et Serge Deblé ont une folle envie de s'exprimer
football Les deux dernières recrues du FCN ont été présentées hierDavid Phelippeau
On espère pour le président Kita que les deux nouveaux attaquants du FC Nantes seront plus prolixes devant le but que dans la vie. Hier, Serge Deblé et Frédéric Nimani ont fait connaissance avec les médias locaux. Le premier répond aux questions aussi vite qu'il court, le second dribble les questions comme il élimine les défenseurs. « Le principal, c'est qu'ils soient bons sur le terrain », souffle un dirigeant. Pas faux. Présentation de deux joueurs en mal de temps de jeu.
Serge Deblé, le joker. C'est la fin d'un long feuilleton. Le jeune Ivoirien (20 ans) s'entraîne avec l'effectif nantais depuis plusieurs semaines, mais un problème médical l'empêchait de pouvoir s'engager avec le club nantais. Tout est désormais rentré dans l'ordre. Le milieu offensif, qui appartient à Charlton (D3 anglaise), est donc prêté pour la saison avec une option d'achat. « Charlton voulait me garder, mais je suis venu à Nantes pour progresser, explique Deblé. Je veux donner tout ce que j'ai dans le ventre. » Il est vrai que depuis deux ans, l'Ivoirien, très en vue au dernier tournoi international espoirs de Toulon, est sevré de temps de jeu, avec seulement 32 apparitions en deux saisons à Angers, où il était prêté. « Je veux oublier ce club, souffle-t-il. Je n'ai pas eu le temps de m'exprimer. » Le FCN devrait lui en donner l'occasion. « C'est sur les côtés qu'on va l'utiliser », reconnaît l'entraîneur Baptiste Gentili, séduit par « sa vitesse » et son côté « imprévisible ». Deblé devrait avoir un statut de « joker », susceptible d'entrer en fin de match pour forcer la décision.
Frédéric Nimani, le point de fixation. Le premier choix nantais s'appelait Nicolas Fauvergue. Ce dernier est parti à Sedan. Nantes s'est donc tourné vers Nimani : un grand attaquant (1,92 m) dégingandé, dans le style de Mamadou Bagayoko. A 22 ans, celui qui appartient à l'AS Monaco continue sa tournée des prêts après Lorient, Sedan et Burnley (D2 anglaise). « C'est du passé, maintenant je suis ici », élude Nimani. Et cette fois-ci, il compte bien « avoir du temps de jeu » et du coup s'imposer. En réaction à la timidité du joueur, Gentili enfile sa robe d'avocat. « C'est un garçon revanchard. Il doit faire mentir tous ses détracteurs. Très jeune, il a marqué beaucoup de buts, puis il y a eu un frein... On va l'aider à montrer qu'il a beaucoup de talent. » Nimani peut aussi bien s'inscrire dans un 4-4-2, c'est-à-dire associé à un autre attaquant, que dans un 4-3-3, dans lequel il serait la pointe. « Il a bon jeu de tête et par rapport à sa grande taille, il va vraiment très vite », conclut Gentili.



















