Brésil, Islande, stade chelou et hooligans... Dans quelle Coupe du monde s'engagent les Bleus en Russie?

FOOTBALL La France est qualifiée pour la Coupe du Monde. Ok, mais quelle Coupe du monde?...

William Pereira

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Et si la Coupe du monde, c'était un peu tout ça à la fois?

Et si la Coupe du monde, c'était un peu tout ça à la fois? — SIPA (montage WP)

  • La France s'est qualifiée pour la Coupe du monde 2018
  • Le Mondial se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet
  • L'Allemagne et le Brésil y feront figure de favoris

L’arbitre turc Halis Ozkahya n’a pas été le seul à souffler au coup de sifflet final de France-Biélorussie, mardi soir. 65 millions de Français ont lâché avec lui un soupir de soulagement suite à la qualification des Bleus pour la Coupe du monde en Russie. Pour la première fois depuis 2005, les tricolores ne passeront pas par les barrages pour rejoindre l’élite mondiale. Merci, ça nous fait des vacances.

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Surtout, ça nous plonge, nous, supporters, déjà dans le grand bain du Mondial 2018, avec le lot de spéculation que ça implique. Pour mieux vous aider à débattre sur ce qui se passera en juin-juillet prochain, 20 Minutes dégaine pour votre plaisir un guide express de ce à quoi devrait ressembler la Coupe du monde en Russie.

  • Les qualifiés

Europe : Russie, France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, Islande, Pologne, Serbie, Portugal

Afrique : Nigeria, Egypte

Amérique du Sud : Brésil, Uruguay, Argentine, Colombie

Amérique du Nord : Mexique, Costa Rica, Panama

Asie : Iran, Japon, Corée du Sud, Arabie Saoudite

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  • Les favoris : le Brésil, l’Allemagne (la France un peu moins)

Les premiers ont survolé le groupe le plus relevé de ces éliminatoires de la Coupe du monde (dix points d’avance sur l’Uruguay) avec de redoutables individualités (Neymar, Coutinho, Jesus, Firmino…). Les seconds ont réalisé un perfect dans un groupe certes faible, mais dans lequel la France aurait sans doute réussi à perdre des points (en Irlande du Nord ou en République Tchèque, par exemple). On peut ajouter qu’ils ont gagné la Coupe des confédérations avec leur équipe B.

C’est donc peu dire que Brésiliens et Allemands se partageront le statut de favoris en Russie. Un statut auquel pourraient aussi aspirer les Bleus si Didier Deschamps alignait ses meilleurs joueurs à chaque match et si le genou de Benjamin Mendy ne nous avait pas lâchés. Là, c’est un peu plus compliqué. On se contentera donc du rôle d’outsider.

  • Les absents : les stars en danger

Le Pays de Galles n’a pas su rebondir sur son incroyable demi-finale à l’Euro 2016. Résultat, Gareth Bale regardera la Coupe du monde à la télé. Mais ce n’est pas tout. Le Gallois peut composer un canapé de rêve Arjen Robben (qui en plus prend sa retraite internationale), Alexis Sanchez et Arturo Vidal. Marco Verratti et Gianluigi Buffon peuvent encore les rejoindre. Heureusement pour le football et la Russie, Messi a porté son équipe vers la qualif contre l’Equateur, sinon le bilan des stars aurait pu être encore plus lourd.

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  • Le pays hôte : une équipe pas top

Un seul nombre : 64. La Russie est la 64e nation au classement de la FIFA. Ok, c’est plus dur de gagner des points en jouant zéro match officiel hors de la Coupe des confédérations - où elle a seulement battu la Nouvelle-Zélande - mais en même temps, c’est quoi cette idée d’organiser des amicaux contre le Dinamo de Moscou à moins d’un an de l’échéance ? Bref, les Russes auront du mal à passer les poules. Rendez-nous Arshavin, Pavlyuchenko et compagnie.

  • Le problème : les hooligans

Au vu des débordements entre supporters russes et anglais pendant l’Euro 2016, on est en droit de s’inquiéter à propos de la question du supportérisme l’été prochain en Russie. D’autant que les hooligans locaux l’ont promis dans un reportage réalisé par la BBC : « pour certains, ce sera un festival de football, pour d’autres ce sera un festival de violence […] « Avoir une famille et des enfants autour de toi (peut éviter de te faire frapper), mais si t’es là avec un ami, il faut considérer l’idée que tu puisses te faire botter le cul ». Sympa.

Responsable de l’unité spécialisée dans le foot de la police britannique, Mark Roberts, s’inquiétait d’ailleurs de potentielles attaques des hooligans russes au Mondial 2018 dans un entretien accordé au Telegraph. Mais il fait confiance à la police russe. « La question est donc de savoir si la police russe va s’en occuper sérieusement. Ce que j’ai vu est assez rassurant à ce sujet », avait-il déclaré.

  • La hype : l’Islande, toujours

Chasse, pêche, touches longues et clapping, le retour. Après s’être offert sa première participation à l’Euro en 2016, l’Islande est passée à la vitesse supérieure en compostant son billet pour Moscou. Et pour les mauvaises langues qui pestaient devant l’apparition de cette nation de second rang footballistiquement parlant, sachez qu’elle a dominé une poule comprenant la Croatie, l’Ukraine et la Turquie, excusez du peu. Avec un peu de chance au tirage, ça peut clairement virer à la belle aventure façon Costa Rica 2014 (quarts de finale). L’Angleterre en tremble déjà.

PS : Si l’Irlande du Nord a encore une chance de se qualifier, Will Grigg, qui n’a plus sa place en équipe nationale, ne devrait pas être en feu en Russie.

  • Le fail : Les tribunes temporaires à 36 kilomètres des buts

Il y avait Manaus et son insupportable climat tropical en 2014. 2018 sera l’édition du stade d’Ekaterinbourg, dans l’Oural. Cette enceinte du prochain mondial a récemment défrayé la chronique avec ses deux tribunes derrière les cages situées hors du stade afin de gagner 9.000 places et de respecter le cahier des charges de la FIFA. Celui-ci exige qu’un stade compte au moins 36.000 places assises.

Le public affiche déjà son scepticisme pour deux raisons : d’abord, le manque de garanties en termes de sûreté d’une telle infrastructure. Ensuite, à cause de l’éloignement du terrain. Si vous voulez presque voir un match en Russie au mois de juin, c’est là-bas que ça se passera.