André-Pierre Gignac après son but lors de France-Russie (4-2), le 29 mars 2016 au Stade de France.
André-Pierre Gignac après son but lors de France-Russie (4-2), le 29 mars 2016 au Stade de France. - Francois Mori/AP/SIPA

Il fait partie de ceux qui jouaient gros lors de ces deux derniers matchs amicaux avant la liste des 23 pour l’Euro. André-Pierre Gignac, titularisé face à la Russie mardi (4-2), n'a pas manqué l’occasion de se montrer. Un but, une bonne entente dans le jeu avec Griezmann, notamment, et le voilà en candidat sérieux. Dédé, toujours aussi frais, a rentabilisé ces dix jours loin du Mexique.

Sept buts en deux matchs, c’est pas mal non ?

Oui mais le hic c’est qu’on prend ces quatre buts. A chaque fois, on se fait peur. Après voilà… Un bon stage de dix jours, deux victoires, pas mal de buts, je vais prendre l’avion demain matin (mercredi) avec le sourire.

Si on vous avait dit il y a neuf mois [quand il a signé au Mexique] que vous seriez là aujourd’hui, vous auriez dit quoi ?

Que j’avais 5 % de chances d’y être. J’ai été rappelé lors des deux derniers rassemblements, j’ai eu la chance de me montrer. Ce n’est pas une finalité, il faut que je sois encore décisif avec mon club de Monterrey. Je sais que si ce n’est pas le cas, ça va être compliqué [d’être à l’Euro]. J’ai encore trois mois pour continuer ce que je fais là-bas et regarder la liste avec attention.

5 % de chances d’être là, et aujourd’hui combien d’être à l’Euro ?

Je ne donne plus de pourcentage (rires).

Vous sentez que vous faites partie de cette équipe de France ?

A chaque fois que je viens, je le sens. Quand on est appelé, ce n’est pas pour rien. Ce n’est pas pour faire plaisir, pas pour regarder les fleurs de Clairefontaine. C’est, quand on est attaquant, pour être décisif quand on a du temps de jeu, se montrer. Pour moi l’esprit d’équipe est le plus important, tout le monde sait que je suis un joueur généreux. Quand j’arrive, retrouver les copains ça fait plaisir.

Vous avez l’impression d’avoir marqué des points ce soir [mardi] ?

Ça, ce n’est pas à moi de le dire. Je suis content d’avoir été décisif. Sur les deux derniers rassemblements j’ai réussi à mettre deux buts. On peut toujours mieux faire mais je suis satisfait.

Vous êtes impressionné par des joueurs ces jeunes qui montent, comme Coman ?

On connaît tous sa qualité, on a vu sa rentrée contre la Juve[avec le Bayern en 8e de finale retour de Ligue des champions]. Ce sont des jeunes qui ont un talent extraordinaire. Je ne suis plus étonné de rien. Je ne suis plus étonné de Dimitri, qui nous met des coups francs de 35 mètres… Non (il répète en rigolant), je ne suis plus étonné.

Et vous, vous vous étonnez ?

Non y’a plus rien !

Et Griezmann ?

Oh c’est un joueur à l’espagnole. C’est « toque toque », beaucoup de redoublements de passes, de mouvement. On a de très très bons jeunes, je peux vous le dire.

Vous vous éclatez avec eux ?

On se régale, vraiment. On a vu sur certaines actions, des une-deux-trois et ça a failli aller au bout. D’ailleurs le premier but c’est comme ça. Et on est content pour N’Golo [Kanté].

Pas mal aussi celui-là non ?

Ah oui. Il est tout tranquiiiiiiiille (il accentue), mais il en récupère des ballons ! C’est incroyable. Je l’ai rencontré une ou deux fois quand il était à Caen mais son ascension est fulgurante. Ça fait du bien d’avoir de la fraîcheur comme ça.

Ça vous rappelle vous, il y a quelques années ?

Oh, la fraîcheur elle est partie (sourire) !

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