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Coupe du monde de rugby: Comment le générique d’«Intervilles» est devenu l’hymne du XV de France
RUGBY•Les Bleus se sont appropriés la chanson...Romain Baheux
De notre envoyé spécial à Croydon (Angleterre),
« Shana nana nana, shana nana na. » Vous vous souvenez ? Les vachettes, Olivier Chiabodo, des Cholet-Le Puy du Fou enflammés… Mais oui, « Intervilles » et son inoubliable générique, ânonné par des millions de téléspectateurs à chaque été des 90’s. Vous le pensiez enterré ? Loin de là. Depuis le début de sa préparation pour la Coupe du monde, le XV de France l’a ressuscité et en a même fait son hymne de vestiaire. Les Bleus de 1998 avaient I Will Survive, eux ont Shanana du Citizen’s Band (le vrai nom de la chanson).
Bon, qui est le responsable de cette chose ? Accusé Damien Chouly, levez-vous. « La première fois qu’on a entendu cette chanson, c’était pendant un barbecue commun, narre le troisième ligne clermontois, sans lâcher de nom. L’écouter a fait marrer pas mal de monde et du coup, on a continué. »
En quelques jours, le titre s’incruste dans les cerveaux d’un groupe occupé à suer lors de la préparation physique. « Ça marquait la fin d’une dure journée d’efforts, explique Brice Dulin. Quand on en avait chié tous ensemble, on se passait ça pour se détendre. » « C’est marrant car ça nous rappelle des souvenirs de gosse », sourit Chouly.
Uini Atonio n’a sans doute jamais vu cet Angoulême-Montmorrilon/Sipa-TF1
Plus surprenant, la chanson a aussi pris chez les étrangers de la sélection. Le Sud-Africain Rory Kockott, pourtant peu familier du célèbre mur des champions et de l’épreuve fil rouge, n’a cessé d’encourager ses rameurs avec un petit "Shanana" de rigueur lors de la course en radeau sur le lac de Tignes en juillet.
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« Maintenant, c’est devenu le titre que l’on aime se passer dans le bus après une victoire », poursuit Szarzewski. « On ne l’a pas lancé dans le vestiaire après les matchs contre l’Italie et la Roumanie, raconte Alexandre Dumoulin. Ça dépend de ce qu’on fait sur le terrain en fait. » Savent-ils seulement qu’en cas d’énorme parcours, ce titre un poil ringard leur collera à la peau à vie ? « Pas de problème, annonce Damien Chouly. Si ça sourit, je suis prêt à la chanter pendant un an. » Largement le temps de monter un Montluçon-Saumur pour accompagner son solo.


















