JO 2024: Nos 10 idées folles pour la candidature de Paris
JO•Si vous voulez gagner, écoutez nos conseils…A.M., B.V., R.B., et N.C.
L’athlétisme au Stade de France, le tennis à Roland-Garros et l’équitation à Longchamp, c’est bien gentil mais ça ne surprend pas la foule. Pour que Paris, dont la candidature pour l’organisation des Jeux olympiques 2024 a été annoncée mardi, puisse séduire et surprendre le CIO, on a quelques idées. Écoute-nous Bernard Lapasset.
OSS 117 pour la cérémonie d’ouverture
OK, les Anglais avaient mis la barre très haut en tournant une séquence avec James Bond, enfin plutôt son interprète Daniel Craig, et la reine d’Angleterre, 007 amenant sa Majesté au Stade olympique pour la cérémonie d’ouverture. Ripostons à notre sauce. Glissons aux membres du CIO que le meilleur espion de l’Hexagone, j’ai nommé OSS 117, accompagnera le futur Président de la République au Stade de France en ULM. Jean Dujardin, qui campe l’hilarant Hubert Bonisseur de la Bath, devrait être séduit par le projet.
Le trampoline sur la terrasse des Galeries Lafayette
Quitte à monter très haut, autant que la vue soit belle. Et à Paris, les roof-tops sympas, ce n’est pas vraiment ce qui manque. Alors pourquoi pas la terrasse des Galeries Lafayette ? A deux pas de l’Opéra, les meilleurs spécialistes du trampoline, qui peuvent monter jusque 10 mètres, s’offriraient un panorama absolument incroyable. Et tous les téléspectateurs avec.
Dis donc, on voit les soldes d’ici !
Le tir à l’arc dans la Grande Galerie de l’Evolution
D’accord, il faudra faire un peu de place, débarrasser les éléphants empaillés et les squelettes de baleine. Mais franchement, le tir à l’arc peut-il rêver d’un plus bel endroit que la Grande Galerie de l’Evolution ? Ce serait aussi un clin d’œil aux premiers chasseurs de l’espèce humaine. Et quand les épreuves seront terminées, rien ne vous empêchera d’admirer les collections de papillons ou les pandas roux.
On vous le répète chaque année, ne tirez pas à côté des rhinocéros.
La course en ligne de cyclisme avec arrivée devant le Sacré-Cœur
Donnez-nous une course cycliste avec un peu de panache, merde. Marre des arrivées au sprint, on veut des cuisses qui couinent dans des montées terribles semées de pavés. On vous propose donc un départ de Disneyland, un petit tour de périph, un passage devant le jardin du Luxembourg, les Champs-Elysées et toutes les beautés de la ville et surtout, surtout, un circuit final dans le quartier de Montmartre avec arrivée devant le Sacré-Cœur. Voilà à quoi ça pourrait ressembler.
Pas de château cathare pour cette fois.
Une dizaine de boucles de 11,7 kilomètres entre Belleville et le Sacré-Cœur avec deux côtes très exigeantes pour faire mal aux sprinteurs (en gris sur la Google Map), la Rue de Belleville et la Cote de Montmartre (un bon kilomètre à 7 %) par la terrible ascension Germain Pilon. Que vos humbles serviteurs ont déjà testé à l’occasion d’une arrivée au sommet tout à fait remarquable.
Le Plongeon depuis la Tour Eiffel
Bon, il va falloir faire quelques aménagements. Parce qu’on a vérifié, le premier étage se situe à 57 mètres de haut, et ça fait un peu beaucoup pour un concours de plongeon olympique. Mais avec un beau bassin installé entre les quatre pieds et un tremplin auquel on accède par un escalier en colimaçon rappelant la structure historique du monument de Gustave, le décor n’aurait rien à envier aux tours du Vieux Port de la Rochelle, lieu d’une étape du circuit mondial.
Dans le plus grand respect de la perspective.
Le tir sportif dans la Galerie des Glaces
Les JO à Paris, c’est aussi l’occasion de rappeler à tout le monde le prestige des Lumières. Il serait donc dommage de ne pas aller faire un tour au château de Versailles. Quoi de mieux, en cette terre royale, qu’un hommage aux duels de gentilshommes en y organisant les épreuves de tirs sportifs. Longue de 73 mètres, la Galerie des Glaces est un terrain de jeu aussi sublime qu’approprié pour ce sport. Peut-être un poil tendu pour le skeet, mais bon…
Attention, il y a quand même deux-trois choses qui cassent. (Thomas Coex/AFP)
La boxe à l’Assemblée nationale
S’il est un lieu où les gens ont l’habitude de se bagarrer, c’est bien l’Assemblée Nationale. Et puis il n’y aurait pas beaucoup de travaux à faire. On met un ring au centre de l’hémicycle, on garde la tribune de l’orateur pour commenter les combats, et même les députés en spectateurs, habitués à crier et huer tout ce qui bouge. Petit bonus, Patrick Balkany en bookmaker et la clochette de Claude Bartolone pour arbitrer, bien sûr.
Ici, tous les coups sont permis, même le 49.3.
Les sports de raquette Gare du Nord
Oui, en plein milieu. Un peu comme le tournoi de squash qui avait été organisé à Grand Central, à New York. L’idée, de grands cubes de verre d’une centaine de mètres carrés configurés pour les matchs de badminton, de tennis de table et de squash, si ce sport réussit enfin à convaincre le CIO. Franchement, admirer les descendants de Jean-Philippe Gatien en attendant son train, c’est quand même plus sympa que manger un jambon-beurre en se faisant taxer des clopes.
Le water-polo à la piscine Molitor
Certes, les deux bassins ne semblent pas adaptés à une compétition de très haut-niveau. Pourtant, la piscine Molitor mériterait quelques aménagements pour accueillir le tournoi de water-polo. D’ordinaire réservée à une clientèle aisée (« Une ode à l’oubli de soi »), la piscine recevrait cette fois les hordes de supporters croates venus soutenir leur équipe au damier. D’ici là, on peut toujours rêver à la monter en puissance de l’équipe de France. Des Bleus champions olympiques de la discipline en 1924… à Paris.
Et on garde les transats ?
Le kayak dans les gorges du Verdon
Pourquoi s’embêter à construire un bassin de toutes pièces quand la nature vous l’offre sans travaux ? Et oui : Si on voit mal les successeurs de Tony Estanguet chasser la médaille en Île-de-France, on serait tout excité de les voir voguer dans les rapides des gorges du Verdon. Il faudra peut-être accélérer le débit à droite et à gauche, mais ce sera quand même un immense kif.
Par contre, le pédalo n’est pas encore olympique. (FRANCK PENNANT/AFP)


















