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VIDEO. Finale de la Coupe Davis: Tsonga a-t-il raison de tacler le public français?

VIDEO. Finale de la Coupe Davis: Tsonga a-t-il raison de tacler le public français?

TENNISLe Manceau aurait aimé recevoir plus de soutien pour l’aider à revenir dans son match face à Wawrinka…
Julien Laloye, à Lille.

Julien Laloye, à Lille.

On attendait un public un peu trop sensible au charme de Federer, on a eu droit à des supporters séduits par les revers de Wawrinka. Gilles Simon avait donc à moitié raison quand il avait dit craindre il y a quelques semaines des supporters un peu trop partagés à Lille. Il s’était juste trompé de match. «Même si on s'attendait à ça, au moment de la présentation des équipes, ils ont plus applaudi Roger et Stan que nous. Et puis, on entend plus les Suisses que les Français. En contestant une faute, je me suis fait siffler par les supporters suisses et personne n'a réagi. C'est énervant» a réagi Tsonga, un peu soupe au lait après s’être fait rouler dessus par Wawrinka. Et un peu de mauvaise foi aussi.



«Quand les sets vont vite et qu’il n’y a pas de combat…»

Le public a juste été anesthésié par un match décousu que Tsonga n’a jamais réussi à enflammer. «Jo s’est pris un break d’entrée, on aurait aimé que le public commence à le pousser pour le libérer, mais Stan a été solide», juge Benoît Paire, consultant pour RMC à Lille. «Peut-être que le public français n’a pas fait assez de bruit derrière Jo, reconnaît de son côté Arnaud Clément. Mais quand les sets vont vite et qu’il n’y a pas vraiment de combat, comme dans les troisièmes et quatrièmes sets, c’est difficile pour le public de se mettre dedans. Et puis il y a quand même 2.500 supporters suisses, ça fait du monde.»

Du monde habillé en rouge et toujours groupé, ce qui n’est jamais inutile quand il faut faire du bruit. «On était quatre à essayer de mettre l’ambiance, mais on était un peu seuls au milieu des spectateurs un peu trop neutres, un peu trop suisses quoi, explique Jean-Michel, venu avec sa troupe d’amis déguisés en Gaulois. Mais on sera là demain pour les encourager en espérant qu’ils fassent aussi bien que Gaël.» L’autre Français du jour, lui, ne s’est plaint de rien. Il faut dire qu’en étouffant totalement Federer, il a offert aux supporters français ce qu’ils préfèrent. Un match bien ficelé et des coups spectaculaires. «Le public m’a beaucoup aidé, surtout pour rester devant au premier set, avance Monfils. Moi j’en ai besoin, et je sais qu’en plus ça l’énerve. C’est rare quand on peut pousser un public à prendre parti contre Federer. Ça n’arrive jamais, en fait (rires). Mais là, on joue chez nous et il faut en profiter.»



«Le public a fait plus de bruit sur le match de Gaël»

Sur ce plan, les gestes et les cris de Monfils ont permis de garder le brasier allumé, quand Tsonga n’est allé chercher qu’une fois le public –pour rien– à la fin du troisième set. «Les gens ont fait plus de bruit lors du match de Gaël. Je crois que c’est très positif pour les jours qui viennent, estime Arnaud Clément. Je pense que les joueurs recevront beaucoup d’énergie des tribunes, que ce soit en double samedi ou pour les matchs de dimanche.» Si Tsonga reste dans les petits papiers de son capitaine malgré son match cahoteux, il aura l’occasion de constater le changement.