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Soupçons de matchs truqués: Six personnes mises en examen

Soupçons de matchs truqués: Six personnes mises en examen

FOOTBALLLe président de Nîmes et de Caen ont été interdits d'exercer...
Romain Baheux

R.B. avec AFP

Six personnes, dont Jean-Marc Conrad, président du club de Nîmes (L2) et Serge Kasparian, son principal actionnaire, ont été mises en examen jeudi pour corruption dans une affaire de matches présumés truqués, a-t-on appris de source judiciaire. Jean-François Fortin (Caen) figure également parmi les mis en examen par la justice, qui a aussi prononcé des interdictions d'exercer à l'encontre de ce dernier, ainsi que contre Jean-Marc Conrad.

Les trois autres protagonistes de l'affaire, mis en examen pour corruption active ou passive, sont l'homme d'affaires Michel Moulin, le président du club amateur de l'AS Ararat à Issy-les-Moulineaux Franck Toutoundjian, et Kaddour Mokkedel, responsable de la sécurité du club de Caen.

Les six ont été placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de ce dossier, et il leur est interdit d'entrer en contact les uns avec les autres.

Des écoutes intrigantes

L’enquête ouverte en avril porte sur des faits de «corruption active et passive». Les enquêteurs disposent d'écoutes téléphoniques, notamment de Serge Kasparian, également mis en examen. Ce dernier a reconnu la teneur des conversations écoutées et avoir tenté d'influer sur le résultat de matches, selon une source policière.

Parmi les matches suspects figure notamment un Caen-Nîmes le 13 mai. Le résultat (1-1) avait fait les affaires des deux clubs, Caen montant ensuite en Ligue 1 tandis que Nîmes assurait son maintien. Contacté par 20 Minutes, le capitaine de l'équipe gardoise de l'époque Benoît Poulain avait affirmé n'avoir reçu aucune consigne de ses dirigeants pour cette rencontre.

Autre rencontre suspecte, un match entre Dijon et Nîmes remporté 5-1 par Dijon le 24 avril. Placé en garde à vue mardi, l'entraîneur bourguignon Olivier Dall'Oglio a été libéré mercredi soir, sans mis en examen.