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Coupe Davis: Arnaud Clément a voulu «rester dans la logique de la demi-finale» en écartant Gilles Simon

Coupe Davis: Arnaud Clément a voulu «rester dans la logique de la demi-finale» en écartant Gilles Simon

TENNISLe capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis justifie son choix d'écarter Gilles Simon pour la finale et évoque la préparation des Bleus...
Nicolas Camus

Propos recueillis par Nicolas Camus

Les noms des heureux élus pour la finale de la Coupe Davis (21-23 novembre à Lille) sont tombés ce mardi. Sans surprise, Arnaud Clément a choisi de reconduire les quatre mêmes joueurs que pour la demi-finale contre la République Tchèque, en sélectionnant Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Richard Gasquet et Julien Benneteau. Gilles Simon est lui remplaçant. Le capitaine des Bleus, qui peut encore modifier cette liste jusqu'à la veille du tirage au sort des matchs, le jeudi 20, explique pourquoi il a fait ce choix et les objectifs du stage de Bordeaux, où les joueurs sont réunis depuis lundi.

Pourquoi avoir fait cette sélection, et écarté Gilles Simon?

C’est toujours délicat avec des joueurs aussi forts et aussi proches les uns des autres. Pour le moment il fallait faire un choix, et je reste dans la logique de la demi-finale.

Vous avez hésité, tout de même, ou les choses étaient claires depuis ce match?

Il s’est passé beaucoup de choses depuis, mais le fait que tous les joueurs soient en bonne forme m’amène à faire le même choix. Gilles a eu de bons résultats ces dernières semaines, en termes de jeu il est très proche des autres mais il faut faire un choix.

Le critère privilégié a été celui de l’expérience en Coupe Davis?

Il y a énormément de choses qui entrent en compte. Expliquer l’importance de chaque critère est compliqué, ça dépend aussi des sensations du moment. Mais si demain, ce que je n’espère pas évidemment, un joueur se blesse, je n’aurais aucun problème à envoyer Gilles sur le court. Je le ferais en toute confiance.

Comment a-t-il pris la nouvelle ?

Je ne vais pas vous raconter les échanges que je peux avoir avec mes joueurs, il y a une intimité à garder. Mais je peux vous dire qu’on a des discussions très franches avec Gilles, on n’a jamais eu de problèmes. Même si parfois, avec certains joueurs, on a pu avoir des points de vue différents, il y a beaucoup de respect de leur part par rapport à mes choix.

Est-ce que votre choix signifie que les pépins physiques de Tsonga, Gasquet et Monfils sont derrière eux?

Ils ont très bien gérer cette période entre les deux rencontres [de Coupe Davis]. Ils ont tout fait pour arriver sur ce stage sans avoir de pépins, et c’est le cas. J’en suis très heureux, ça montre l’engagement qu’ils ont envers la compétitition et les uns envers les autres aussi.

Vous êtes plutôt dans l’idée d’annoncer assez tôt aux joueurs qui jouera ou pas?

Comme pour les précédentes rencontres, dès que ce sera clair dans ma tête je l’annoncerai aux joueurs. Mais je ne peux pas vous dire quand aujourd'hui.

Vous dites que vous êtes dans la logique de la demi-finale. Est-ce que ce serait compliqué de dire à Richard Gasquet, par exemple, qu’il ne jouera pas alors qu’il a fait le boulot contre les Tchèques?

Je ne réfléchis pas en ces termes. Je me nourris de chaque rencontre, mais chacune est indépendante. Je ne vais pas réfléchir au fait que ce soit compliqué d’annoncer quelque chose ou non, mais à quelle équipe sera la plus performante pour battre les Suisses. C’est ma seule logique de réflexion.

Contrairement à la Suisse, vous avez le choix des hommes. Ça fait de la France la favorite de cette finale?

Très sincèrement, je ne pense pas. Les Suisses sont favoris. Même si on ne prend pas en compte le prestige et la carrière de Roger Federer, ils sont aujourd’hui numéro 2 et numéro 4 mondiaux. Ce n’est pas le cas des Français, mais effectivement nous avons d’autres atouts. Cette homogénéité en est un.

Quel est le plan de travail à Bordeaux pour arriver au top à la finale?

La logique de cette semaine est de monter vite en intensité. On va faire trois ou quatre grosses journées, avec un volume supérieur. Mais on ne veut pas non plus faire faire aux joueurs des choses dont ils n’ont pas l’habitude. Ce serait une erreur, peut-être meme dangereux par rapport à ce que leur corps peut encaisser. Il ne faut pas se précipiter, l'objectif est de préparer tout le monde pour qu’on soit les plus forts possibles dans dix jours.