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PSG: Pour Thierry Omeyer, la retraite attendra

PSG: Pour Thierry Omeyer, la retraite attendra

HANDBALLA bientôt 38 ans, le gardien parisien réalise un très bon début de saison…
Romain Baheux

Romain Baheux

A son âge, on l’attendrait plutôt derrière la caisse d’un bar-tabac à deviser sur ses exploits passés devant des clients ébahis. Ça serait très mal connaître Thierry Omeyer. A bientôt 38 ans, le gardien du PSG Hand préfère occuper ses dimanches à dégoûter des attaquants. Dimanche, il s’est payé les Espagnols de La Rioja lors de la victoire en Ligue des champions (32-25) avec quatorze arrêts en première période et treize minutes sans prendre un pion. On prévient les joueurs de Chambéry, où Paris se rend mercredi (20h45), Omeyer est chaud bouillant.

Soyons honnêtes, le gardien des Bleus n’était pas destiné à rejoindre le PSG lorsqu’il est revenu en patron à Montpellier il y a un an. Plombé par des problèmes financiers, le club héraultais a toutefois dû le laisser filer. «Même après cet épisode, il ne s’est jamais posé la question d’une éventuelle retraite, explique son frère Christian. Il a encore le potentiel et la motivation pour jouer au très haut niveau.» «Ce n’est absolument pas son genre de rejoindre un petit club tranquille pour préparer sa reconversion, poursuit son agent Bhakti Ong. Il avait rejoint Montpellier dans d’autres conditions. Ça ne l’intéressait pas d’être compétitif dans trois ans alors qu’à Kiel (où il évoluait avant), ils étaient prêts à le prolonger jusqu’à ce qu’on soit obligé de le porter pour entrer sur le terrain.»

«La fin me fait peur»

Direction donc le PSG, capable de s’aligner sur son salaire et de lui offrir une possibilité de disputer le Final Four de la Ligue des champions. Lui ne se voyait pas vraiment faire autre chose cette année. «Je veux profiter, la fin me fait peur», expliquait-il en mars. Au quotidien, le gardien des Bleus ne ressent pas la lassitude du temps qui passe. «Il a conservé ce côté un peu fêlé. Parfois, ça lui arrive de se regarder un match de football à la télévision tout en étudiant les tirs d’un futur adversaire sur son ordinateur», se marre son agent.

Et la fin alors? La date de sa retraite est entourée d’un certain flou. En 2016, au terme de son bail avec le club de la capitale et sur un troisième sacre olympique à Rio? «Il a encore quelques années devant lui», glisse le frangin. «Moi, il n’arrête pas de me dire que le gardien russe Andreï Lavrov a éliminé la France à lui seul à 42 ans aux JO 2004, raconte Bhakti Ong. Tant qu’il est bien physiquement, qu’il peut gagner des titres et que sa famille est heureuse, ça va pour lui.» Un peu de patience dans les rangs adverses, Thierry Omeyer est loin d’être parti.