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Sotchi 2014 : Les Français ont-ils toujours une meilleure descente que les autres?
JEUX OLYMPIQUES – C'est la course de ski alpin qui sourit le mieux aux Bleus...Julien Laloye
C’est une habitude aussi surprenante que réjouissante. Depuis les Jo de 98, un Français sortant de nulle par ou arrivant de très loin gagne la descente olympique une fois sur deux. Si on suit la logique, jusqu’au bout, un descendeur tricolore devrait succéder à Jean-Luc Crétier (Nagano) et Antoine Dénériaz (Turin). Au choix, Johan Clarey, Adrien Théaux, David Poisson et Guillermo Fayed.
«On garde ça en tête»
Qu’en pensent les intéressés? Clarey, troisième à Val Gardena fin décembre, fait le rapprochement sans se forcer. «C’est sûr que je le garde en tête. Ils ont été à chaque fois au rendez-vous au bon moment, on est capables de le faire aussi.» De fait, la situation des nos quatre veinards –enfin surtout celui qui gagnera- se rapproche de celle de Dénriaz en 2006. Pas la meilleure chance au tirage au départ, mais un vrai statut d’outsider à défendre pour tout le monde. «On n’est pas les favoris naturels mais on est dans le coup. On en met toujours deux dans les dix, voire un dans les cinq à chaque fois. Il y a une possibilité que ça arrive.» Surtout si les anciens leur ont transmis une partie de leur modjo. «C’est vrai qu’ils nous en touchent un mot de temps en temps (rires). Après c’est une piste pour les costauds, les meilleurs seront devant au bout. Et moi le profil ne me convient pas trop à la base, même si j’ai progressé techniquement.»
La piste en question : un début qui tourne dans tous les sens, presque comme un Super G, des sauts impeccablement préparés, de la neige facile à skier, et de la (grande) vitesse pour finir. «C’est une descente magnifique pour les JO parce qu’elle regroupe tout ce qu’on peut trouver en Coupe du monde» résume Théaux. Et favorise les coureurs complets, comme le skieur de Val Thorens, auteur d’un podium sur la même piste il y a deux ans. Tiens tiens, elle ne serait pas pour lui cette descente? «Je ne sais pas si elle est pour moi, mais c’est vrai qu’à 90% c’est la même qu’il y a deux ans. Si ça peut être la course de ma vie ? Si je suis champion olympique c’est sûr…» Habitué des descentes au taquet à l’entraînement, Théaux a même ralenti lors des trois sessions programmées à Rosa Khutor. «J’ai déjà gagné une descente d’entraînement avant les Mondiaux, et ça ne m’a servi strictement à rien. Il y a des entrées de virage où j’ai été gentil. Je ne ferai pas ça dimanche.»
«Ca peut être la course de notre vie»
David Poisson et Guillermo Fayed n’ont pas eu ce problème, eux qui ont dû ferrailler toute la semaine pour gratter la dernière place disponible sur l’épreuve de dimanche. C’est finalement le forfait de Brice Roger, blessé au genou samedi, qui les a qualifiés au final. Conclusion: les deux hommes ont tout à fait le profil d’un Jean-Luc Crétier avant Nagano, surtout Poisson, déjà bronzé à la surprise générale aux Mondiaux 2013. «Le niveau de ski est là, c’et juste une question de vitesse. ON a la chance d’avoir une équipe où tous les mecs au départ peuvent faire médaille.» Un seul, ça suffirait déjà à notre bonheur.



















