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Taxe à 75%: Ce que les présidents de clubs de Ligue 1 attendent de François Hollande

Taxe à 75%: Ce que les présidents de clubs de Ligue 1 attendent de François Hollande

FOOTBALL – Les présidents de clubs ont rédigé une résolution qu’ils présenteront au président de la République…
Romain Scotto

Romain Scotto

La promesse d’une rencontre, jeudi 31 octobre, avec le président Hollande n’a donc pas changé la donne. Exaspérés par le projet de taxation à 75% sur les hauts revenus, les présidents de clubs n’ont pas minoré leur position en validant sous l’appellation de «journée blanche» la menace de grève évoquée depuis plusieurs jours. A priori, rien ne pourra les faire changer d’avis, à moins que la mesure fiscale votée vendredi dernier par l’Assemblée ne soit réexaminée. Voire abandonnée.

«Nous attendons de voir s’il y aura réellement des amendements, clame Jean-Pierre Louvel, le président de l’UCPF, le syndicat des clubs pros, très ferme sur ses positions. J’aurais préféré rencontrer le président Hollande avant cette assemblée puisque nous demandons cette réunion depuis le 23 septembre. Et moi, je ne crois que ce que je vois.» Il y a trois ans, Louvel avait été bien moins ferme avec le président Sarkozy, lors du débat sur la suppression du DIC, le droit à l’image collective, qui aurait privé les clubs d’une manne de 50 millions d’euros. Un épisode qui n’a pas été digéré par les présidents.

Le ministère des sports pointé du doigt

«A l’époque, on nous avait fait des promesses, mais qu’est ce qui en était sorti? Rien. Je ne doute pas du président Hollande, mais je ne crois plus que ce qui est écrit par les sénateurs et l’assemblée.» Lors de ce l’entretien de la semaine prochaine, les patrons de clubs ont donc l’intention de convaincre le président et son gouvernement de la «précarité» financière des clubs de foot français. Du moins ceux de la «classe moyenne», «dont Lille, Saint-Etienne, Marseille, Lyon», selon Bernard Caïazzo.

Les présidents comptent aussi mettre François Hollande face aux contradictions de son propre gouvernement. A commencer par la politique de la ministre des sports, Valérie Fourneyron. Elle ne s’est pas trompée au départ puisqu’elle a mis en place une commission sur le football durable, donc les problématiques existentielles du foot. Sauf que le même jour, on nous donne les termes de cette taxe qui sera payée par les clubs, des entreprises en difficulté. Il y a là un non-sens», poursuit Louvel pour qui il n’est pas envisageable de trouver un consensus. Dans le cas inverse, il faudrait penser à d’autres actions.